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Des oligoéléments en sous-cutané pour booster la santé des animaux en période de stress

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Besoins accrus. En période de stress (naissance, vêlage, tarissement...), les besoins en oligoéléments augmentent considérablement, pouvant conduire les animaux à une situation de subcarence. © Christian Watier

Multimin. Virbac propose un cocktail de Se, Zn, Cu et Mn en injectable.

Les oligoéléments jouent un rôle fondamental sur la santé et les performances des bovins. Ils agissent en effet à plusieurs niveaux : activation du système antioxydant, stimulation des fonctions immunitaires, amélioration de la réponse vaccinale et soutien des performances de reproduction.
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Les oligoéléments jouent un rôle fondamental sur la santé et les performances des bovins. Ils agissent en effet à plusieurs niveaux : activation du système antioxydant, stimulation des fonctions immunitaires, amélioration de la réponse vaccinale et soutien des performances de reproduction.

D’où l’importance de couvrir leurs besoins quotidiens par des apports alimen­taires suffisants dans un contexte où, quel que soit le type de ration considérée (pâturage, foin, ensilage d’herbe ou de maïs…), ces oligoéléments sont toujours en déficit.

Mais ces besoins ne sont pas constants. Ils augmentent considé­rablement en périodes de stress qui peuvent être de nature physiologique (mise-bas, début de lactation, mise à la reproduction, tarissement, naissance, sevrage), pathologique (infection, traumatisme, stress thermique) ou zoo­technique (allotement, transport, manipulations, transitions alimentaires­). « Tous ces stress voient le métabolisme des bovins s’accroître et peuvent conduire au développement d’un stress oxydatif, rappelle le laboratoire Virbac. Ces phases critiques sont étroitement corrélées à une augmentation du besoin en oligoéléments. En particulier en sélénium, cuivre, manganèse et zinc, centraux dans la défense contre ce stress oxydatif. En effet, ces derniers sont essentiels au fonctionnement des principales enzymes du système antioxydant : la Cu/Zn-superoxyde dismutase, la Mn-superoxyde dismutase et la glutathion peroxydase (une séléno­protéine). »

Recharge rapide possible du statut en oligoéléments

La conséquence directe, accentuée avec des animaux hautement performants, est une mobili­sation de ces oligoéléments à des fins anti-oxydantes qui peut conduire l’organisme à une subcarence, avec des effets négatifs sur l’immunité et les performances­. Autre situation qui amène à une consommation importante d’oligoéléments : la vaccination. Plusieurs d’entre eux sont en effet consommés pour produire la réponse immunitaire. Restait à trouver une solution pour recharger rapidement le statut en oligoéléments des bovins en prévision ou pendant ces phases critiques.

On connaissait la voie injectable pour le sélénium seul. Virbac, avec Multimin, propose une combinaison de sélénium, zinc, cuivre et manganèse, tous sous une forme minérale.

L’intérêt de cette forme injectable sous-cutanée est de pouvoir contourner le rumen et sa flore et ainsi d’éviter les antagonismes à l’absorption.

Rappelons que par voie orale, le taux d’absorption est au mieux de 40 % pour le sélénium, 15 % pour le zinc, moins de 10 % pour le cuivre, 1 à 4 % pour le manganèse. « Ces quatre oligoéléments essentiels bénéficient, par cette galénique injectable, d’une biodisponibilité­ proche de 100 %, ce qui limite beaucoup l’écotoxicité de ce médicament. Leur absorption et leur stockage sont rapides. Le pic de concentration plasmatique est atteint en huit à dix heures, et le stockage hépatique vérifié dès vingt-quatre heures. Les enzymes antioxydantes (superoxydes dismutases et glutathion peroxydase) sont activées dès quinze jours après injection de Multimin », explique Virbac, sur la base de travaux de recherche publiés.

Déjà utilisé dans des pays majeurs de l’élevage

Le fait est que ce médicament sous prescription vétérinaire, qui dispose depuis peu d’une AMM en France, n’est pas nouveau. Lancé conjointement en France, en Irlande et au Royaume-Uni, Multimin est utilisé depuis de nombreuses années dans des pays majeurs de l’élevage. En Australie, plus de 20 % des bovins recevraient une injection de Multimin.

Depuis 2010, plus de 75 millions de doses ont été utilisées aux États-Unis. Ce médicament vétérinaire a d’ailleurs fait l’objet de plus de vingt publications scientifiques officielles, dont quinze ces cinq dernières années. Multimin peut s’utiliser sur des veaux jusqu’à 1 an (1 ml pour 50 kg), de 1 à 2 ans (1 ml pour 75 kg) ou des bovins adultes (1 ml pour 100 kg). Il est sans délai d’attente pour le lait, huit jours pour la viande. Le coût d’une injection est très abordable : de l’ordre de 5 € pour une vache adulte, moins de 1 € pour un jeune veau.

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