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Mixité : la montbéliarde veut enrayer la baisse

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Princesse. Début 2000, les types laitiers affirmés à l’instar de Princesse, du Gaec Rosine (Loire), figuraient régulièrement sur les podiums. En 2004, cette Ezozo remportait la meilleure mamelle adulte au Sommet de l’élevage et, en 2005, le championnat adulte. Elle était aussi des 57 sélectionnées pour le National de 2004 au Space. © J.-M.V

Isu. L’Isu montbéliard fait peau neuve. La race ambitionne de continuer à progresser sur son potentiel de production mais à un rythme un peu moins soutenu pour stopper l’effritement de son aptitude viande… Un des ses vrais plus sur la holstein.

Le cap mis depuis trente ans par la montbéliarde sur le lait a payé. Elle lui doit en grande partie d’être devenue la deuxième race laitière française avec 18,4 % des effectifs contrôlés (toutes les lactations brutes) toujours derrière la prim’holstein (65,1 %), mais devant la normande (7,6 %). En 1988, la normande, avec 17 % des effectifs, devançait la montbéliarde de 4 points. Cette sé...
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Le cap mis depuis trente ans par la montbéliarde sur le lait a payé. Elle lui doit en grande partie d’être devenue la deuxième race laitière française avec 18,4 % des effectifs contrôlés (toutes les lactations brutes) toujours derrière la prim’holstein (65,1 %), mais devant la normande (7,6 %). En 1988, la normande, avec 17 % des effectifs, devançait la montbéliarde de 4 points. Cette sélection axée sur le lait se mesure sur les dix dernières années par une nette progression du niveau génétique des montbéliardes, de + 610 kg de lait et + 0,9 point de TP avec une stabilité du TB. Le gain sur la qualité des mamelles (+13 points d’index) et des aplombs (+ 9 points d’index) a aussi été très sensible. Cette sélection a néanmoins son revers de la médaille. Bien qu’inscrite depuis toujours comme une qualité intrinsèque de la race, la mixité s’est effritée. Sur les dix dernières années, le niveau génétique des femelles a perdu 3 points, avec une aptitude bouchère ramenée à 100. On l’a vu aussi sans ambiguïté dans les troupeaux avec, au fil des années, des vaches ayant gagné en format mais perdu en couverture musculaire avec des avant-mains et un dos moins larges, des cuisses plus fines, voire creusées. Consciente de cette dérive, la race avait déjà, en 2012, redonner du poids à la largeur de poitrine dans la morphologie, histoire de ne pas suivre le chemin de la holstein et de se retrouver avec des avant-mains trop serrées. L’inflexion ne s’est vue que récemment avec « depuis quatre-cinq ans, dans [les] pointages, une tendance à la hausse sur ce critère », note-t-on chez Montbéliarde Association.

Inverser la tendance avec 10 % de viande dans l’Isu

À la faveur de son nouvel Isu, acté en décembre 2020 mais seulement officialisé avec la sortie d’index de ce printemps, la race entend passer à la vitesse supérieure. L’ambition est non seulement de ne plus dégrader cette mixité, qui fait toute son originalité par rapport à la holstein, mais d’inverser la tendance, à l’instar de la largeur de poitrine. Pour atteindre cet objectif, le poids de l’aptitude viande qui n’était que de 0,62 % du total de l’Isu 2011 passe à près de 10 % (voir infographie). Pour cela, l’importance donnée à l’aptitude viande dans la note globale de morphologie a été doublée, à 10 %. En outre trois nouveaux index viande seront directement pris en compte. Deux sont déjà utilisés : l’aptitude viande des jeunes bovins et des veaux de boucherie. S’y ajoutera celle des vaches de réforme avec, pour point commun, d’être alimentés par les retours des données d’abattage (poids, conformation et âge à l’abattage). La montbéliarde suit ainsi l’exemple de la race simmental allemande qui, n’ayant jamais voulu perdre de sa mixité, intègre depuis trente ans ces données d’abattage.

Jean-Michel Vocoret
Invasion. Depuis quelques années, les choix des juges en concours se portent vers des vaches au type plus équilibré, avec une largeur de poitrine affirmée et une couverture musculaire minimale. Témoin : Invasion, du Gaec de l’Étang-Foissiat (Ain), cette Ulemo impressionnante dans ses dimensions avec un dessus large, bien couvert. © j.-M.V.
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