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La holstein modernise sa table de pointage

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Évaluation. Prim’holstein France a revu sa grille d’appréciation de la morphologie afin de mieux sélectionner les vaches adaptées aux conditions d’élevage d’aujourd’hui.

Depuis quinze ans, les conditions de production de lait ont bien changé, et les vaches aussi. Prim’holstein France a jugé que sa table de pointage, qui datait de 2006, devait suivre le mouvement. Cette modernisation s’inscrit aussi dans la suite logique du changement de l’Isu, en avril 2021. Un groupe de travail comprenant des administrateurs et des techniciens s’est penché sur le sujet. Ils ont écouté les avis des juges...
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Depuis quinze ans, les conditions de production de lait ont bien changé, et les vaches aussi. Prim’holstein France a jugé que sa table de pointage, qui datait de 2006, devait suivre le mouvement. Cette modernisation s’inscrit aussi dans la suite logique du changement de l’Isu, en avril 2021. Un groupe de travail comprenant des administrateurs et des techniciens s’est penché sur le sujet. Ils ont écouté les avis des juges et du terrain. Ils ont regardé aussi les changements à l’international. Et ont abouti à une nouvelle table qui a remplacé l’ancienne en juillet.

Si les postes mamelle et membres sont toujours d’actualité, leurs poids évoluent. Le premier reste majeur à 43 %, même s’il baisse un peu, compte tenu des progrès très importants qui ont déjà été réalisés. On y retrouve tous les critères indexés, des attaches à la longueur des trayons. Le pointage doit évaluer la fonctionnalité de la mamelle (volume, emplacement et longueur des trayons, etc.) mais aussi sa solidité (attaches, profondeur du sillon).

Un poids renforcé pour les membres

Sans surprise, les membres prennent davantage d’importance. Les éleveurs sont de plus en plus sensibles à ce poste car ils constatent que les vaches qui se déplacent mal posent problème. Elles s’adaptent difficilement au robot de traite et peuvent rechigner à aller suffisamment à l’auge ou à l’abreuvoir. Désormais, le positionnement des pattes avant sera pointé. La France est l’un des premiers pays à l’introduire.

Le format est remplacé par la capacité laitière, avec un poids inchangé à 20 %. On y retrouve les dimensions de l’animal (hauteur au sacrum, largeur de poitrine, profondeur du corps) mais aussi l’aspect, l’ossature et l’état corporel. L’objectif est d’aller au-delà des seules mensurations pour ne pas encourager les excès et valoriser les vaches bien proportionnées et de style laitier.

Enfin, la solidité laitière disparaît au profit d’un nouveau poste dénommé « bassin solidité ». Il pèse 12 % de la note, soit 3 % de moins que la solidité laitière. Ce poste recouvre la largeur et l’orientation du bassin, la force du rein qui lui permet d’être soudé au corps, et la solidité de la ligne de dos. Tous ces caractères influencent à la fois les qualités des membres et celles de la mamelle.

L’utilisation de cette grille par tous les techniciens de l’association entraînera fatalement, au début, une baisse de la moyenne des notes globales. Elle était passée de 80,7 à 82,3. La poursuite du travail de sélection des éleveurs devrait lui permettre de remonter avec le temps.

pascale le cann
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