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« Nous avons dû protéger notre bâtiment des ondes de téléphonie mobile »

Nuisances. Au Gaec Les Peupliers, la production de lait a brusquement chuté en 2019. Trente vaches sont même mortes. Des analyses ont révélé la présence de failles géologiques sous l’exploitation, propageant des niveaux élevés d’ondes nocives. La situation s’est améliorée depuis la pose dans la stabulation de plaques magnétisées.

Chez Mathilde et Maxime Merlet­, éleveurs aux Herbiers, en Vendée, le cauchemar a débuté en août 2019. Sans explication, la production laitière a considérablement baissé, passant d’une moyenne de 29 l/j à seulement 15 l/j. Les vaches maigrissaient anormalement et le couple retrouvait une ou deux bêtes mortes chaque semaine, sans raison apparente. « C’était incompréhensible....
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Chez Mathilde et Maxime Merlet­, éleveurs aux Herbiers, en Vendée, le cauchemar a débuté en août 2019. Sans explication, la production laitière a considérablement baissé, passant d’une moyenne de 29 l/j à seulement 15 l/j. Les vaches maigrissaient anormalement et le couple retrouvait une ou deux bêtes mortes chaque semaine, sans raison apparente. « C’était incompréhensible. Le problème est arrivé d’un coup, alors que nous n’avions changé ni l’alimentation ni nos méthodes de travail, se souvient Mathilde. Au départ, nous pensions à un mauvais équilibre dans la ration, mais aucune des solutions testées ne fonctionnait. À l’inverse, la situation ne cessait d’empirer. En six mois, trente vaches en production sont mortes, et nous avons aussi perdu beaucoup de veaux. »

Scanner quantique

Le couple multiplie les contacts pour tenter de trouver un remède pour un problème dont ils ne connaissent même pas la cause. Via la société de conseil Pasquier Vgt’al (lire l’encadré page suivante), ils s’adressent à Jean-Yves Prost, nutritionniste spécialisé en biorésonance (lire notre Gros Plan, en page 12). À partir de prélèvements de poils de vaches envoyés par les éleveurs, il établit que le troupeau est soumis à de fortes ondes téléphoniques de type 4G, sans doute transmises par une faille géologique (lire encadré en page 67). Cette exposition dégrade la santé des animaux, qui dépérissent lentement. Une antenne-relais de téléphonie mobile avait justement été installée quelques mois plus tôt sur le territoire de la commune voisine de l’exploitation. Mais pour Jean-Yves Prost, difficile de faire le lien avec cette antenne, en particulier car ce type d’ondes se propage sur des dizaines ou des centaines de kilomètres, en suivant des failles géologiques naturelles du sous-sol.

Un aliment magnétisé

Une fois la nuisance identifiée, le nutritionniste propose au couple d’éleveurs de leur fournir de l’aliment magnétisé, afin de protéger les vaches de l’effet de ces ondes en attendant de trouver une solution adaptée à la stabulation dans son intégralité. « C’était surprenant pour nous, car nous ne connaissions rien à cela. Mais au point où nous en étions, nous avons accepté, ajoute Maxime. Il s’agissait de soja traité au sélénium informé, c’est-à-dire avec des fréquences neutralisantes. Nous l’avons incorporé à la ration et la situation s’est stabilisée presque immédiatement. La production quotidienne de lait était même remontée de 4 litres par vache en moins d’une semaine. » Jean-Yves Prost se rend ensuite sur l’exploitation équipé d’un scanner quantique portatif.

Cet équipement détecte les ondes présentes à l’endroit où il se trouve. En se déplaçant dans la stabulation, le nutritionniste établit que le bâtiment est traversé par cinq failles qui propagent, comme le suggéraient les analyses de poils, des ondes de type 4G, sur une largeur d’un mètre environ. Il propose alors aux éleveurs de disposer des cartes magnétiques à différents points de la stabulation afin de neutraliser ces ondes et ainsi protéger le troupeau de cette agression invisible. « Ce n’est pas plus gros qu’une carte de crédit, précise-t-il. Il n’y a ni puce électronique ni pile à l’intérieur. Il s’agit seulement d’un support magnétisé par un géobiologue avec qui je travaille. Chaque carte est efficace dans un rayon de 4 mètres environ. Nous en avons placé dix-sept au total, en les collant sur les poteaux ou sur les murs, au plus près des failles repérées. Ces cartes sont recouvertes d’un ruban adhésif qui les protège et évite que les vaches ne les arrachent. »

Impact sur la santé humaine

Mathilde porte aussi une carte de ce type sur elle, en permanence. « Je pense avoir également subi l’effet de ces ondes, car une faille passe au niveau du roto de traite, explique l’agricultrice. Je travaille 3 heures par jour à cet endroit et j’étais moi aussi très fatiguée, et sujette à un mal de dos chronique. Jean-Yves m’a conseillé de me protéger en gardant une carte avec moi car les ondes ont aussi un impact sur la santé humaine. Je reconnais que depuis, cela va beaucoup mieux. »

Étant donné l’ampleur du problème, la recherche de faille ne s’est d’ailleurs pas limitée au bâtiment. Lors de sa dernière visite, Jean-Yves Prost a également parcouru les pâtures avoisinantes muni de son scanner. Résultat : il a observé qu’une faille passait sous l’un des râteliers où les vaches taries ne consommaient pratiquement jamais le foin déposé par les éleveurs. Le râtelier a été déplacé et depuis, les vaches viennent y manger. Près d’un an après la pose des cartes, la situation se rétablit progressivement sur la ferme. Aucune nouvelle mort inexpliquée de vache n’est à déplorer et l’état général du troupeau s’est nettement amélioré. La production de lait continue de progresser. Elle atteint aujourd’hui 23 litres par jour.

« Le plus dur est certainement derrière nous, mais il faudra encore un peu de temps avant que tout rentre dans l’ordre, estime Maxime. Les laitières sont encore affectées et nous n’avons pas racheté d’animaux à l’extérieur. Le renouvellement s’effectue uniquement avec nos génisses. Celles qui intègrent le troupeau ont désormais des niveaux de production conformes à ce que nous connaissions avant 2019. »

Denis Lehé
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