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Le choix de l’aire paillée assumé

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Vitrine. Le lycée agricole Giel Don Bosco a voulu un bâtiment neuf avec une aire paillée pour loger une centaine de normandes. D’autres choix et innovations font de ce modèle une vitrine intéressante et un outil pédagogique efficace.

L’établissement d’enseignement agricole Giel Don Bosco, dans l’Orne, s’est doté d’un nouveau bâtiment pour ses 90 vaches laitières. Il est en fonction depuis février 2018. Le choix de continuer avec une aire paillée ne s’est pas discuté, comme l’explique Bernard Jain, responsable de l’exploitation : « Une aire paillée de dimension suffisante est ce qui se fait de mieux en matiè...
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L’établissement d’enseignement agricole Giel Don Bosco, dans l’Orne, s’est doté d’un nouveau bâtiment pour ses 90 vaches laitières. Il est en fonction depuis février 2018. Le choix de continuer avec une aire paillée ne s’est pas discuté, comme l’explique Bernard Jain, responsable de l’exploitation : « Une aire paillée de dimension suffisante est ce qui se fait de mieux en matière de bien-être animal. C’est aussi le moyen de limiter les problèmes d’aplombs. De plus, l’apport de fumier dans les parcelles a un intérêt agronomique. » Les 800 m2 de l’aire paillée pourront accueillir prochainement 100 vaches normandes pour produire du lait en AOP camembert. Les taries et les génisses occupent toujours l’ancien bâtiment.

Une excellente ventilation s’imposait

Le paillage a lieu deux fois par jour depuis le couloir de circulation. L’approvisionnement est assuré par un échange paille-fumier avec un céréalier voisin. Le curage est réalisé environ tous les dix jours et le fumier stocké sur une fumière couverte qui dispose d’une fosse de 450 m3 pour récupérer les jus et le lisier du raclage de l’aire d’alimentation. Une excellente ventilation s’imposait aussi dans le projet. Cela se traduit par des rideaux brise-vent amovibles sur les deux longueurs du bâtiment. Seul le côté ouest, du vent dominant, reçoit un bardage en bois de 2 m de hauteur. Il n’y a aucun translucide sur la toiture, mais un dôme au faîtage assure une bonne luminosité. Le décrochage de la toiture au niveau de la table d’alimentation participe aussi à la ventilation du bâtiment.

Aire d’attente parallèle à la salle de traite

« Le choix d’une charpente en bois s’inscrit aussi dans la recherche du confort. Elle produit moins de courants parasites et avec l’aide d’un géobiologiste, nous avons réalisé toutes les mises à la terre nécessaires dans le bâtiment. La meilleure preuve pour moi est de constater que les vaches se couchent uniformément sur toute la surface de l’aire paillée », ajoute Bernard.

L’une des originalités de ce bâtiment est d’avoir placé l’aire d’attente parallèlement à la salle de traite 2 x 20. Cela forme un bloc de traite assez compact qui économise de l’espace, avec une sortie des vaches directement vers l’aire d’alimentation. En contrepartie, l’entrée des laitières dans la salle de traite est un peu ralentie. À noter aussi une fosse sur caillebotis (100 m3) en sortie de salle de traite et à l’extrémité de l’aire d’attente, qui limite le nettoyage manuel. Elle communique avec la fosse principale sous la fumière.

Désinfection automatique des manchons

La salle de traite épi (50°) 2 x 20 en simple équipement permet un débit de traite important (environ une heure et demie pour 90 vaches laitières, à deux trayeurs). Elle est adaptée à la présence d’élèves pendant la traite. Le choix a été fait d’investir dans un système de désinfection automatique des manchons trayeurs griffes après chaque passage (AirWash de Dairy Spares). Un double lactoduc permet de trier automatiquement le lait destiné aux veaux et limite la pénibilité de la traite. « Attention, les laits d’antibiotique et le colostrum restent traits au pot », avertit Bernard Jain.

En sortie de salle de traite, une porte de tri oriente les vaches à surveiller ou à inséminer. Prochainement la caméra BCS de Delaval sera installée au-dessus de cette porte et mesurera l’état corporel des vaches.

« Avec des salariés, le choix du robot de traite ne s’est pas posé. Cela compliquait aussi le pâturage qui représente 30 ares par vache. Au final, nous disposons d’un outil pédagogique intéressant qui permet aux élèves et aux enseignants de travailler dans de bonnes conditions », conclut Bernard Jain.

Dominique Grémy
Un investissement total de 1 300 000 €
Stabulation 100 places 310 000 €
Bloc de traite, local technique et laiterie 200 000 €
Stockage des effluents (fumière, fosses) 160 000 €
Silos (maïs et herbe) 80 000 €
Total exploitation 910 000 €
Locaux et plus-values pédagogiques 300 000 €
Accueil, bureau, vestiaire et plateforme 200 000 €
Équipements salle de traite 40 000 €
Contention et circulation des vaches 40 000 €
Accès 20 000 €
Aire paillée. Le © d.g.
Luminosité. Vue d’ensemble à partir de la plateforme au-dessus de la salle de traite. Même sans translucides, le bâtiment est très lumineux. © d.g.
Porte de tri. En sortie de salle de traite, les vaches accèdent directement à l’aire d’exercice et à un grand abreuvoir. © d.g.
Salle de traite. Une 2 x 20 simple équipement, avec son aire d’attente située en parallèle. Cela donne un bloc de traite compact. © d.g.
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Robot racleur. Le lycée a choisi le robot Miro pour racler l’aire d’exercice. © d.g.
Fumière. À l’extrémité du bâtiment et en contrebas, la fumière couverte dispose d’une fosse de 450 m © d.g.
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