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« Nos erreurs nous font progresser »

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Culture. Les variétés précoces de soja fabriquent les premières gousses proches du sol. Jean-Philippe Chenault, de la Coopérative de Creully, conseille un sol le plus plat possible au semis pour facilliter le passage de la barre de coupe de la moissonneuse-batteuse. © c.Hue

Produire du soja en Normandie est un rêve qui va devenir réalité. C’est en tout cas ce à quoi travaillent les deux coopératives­ céréalières bas-normandes­ au sein du programme Soja made in Normandy : la Coopérative­ de Creully avec l’OP des 3 Vallées (à l’initiative du projet) et Danone (site du Molay-Littry) et le goupe Agrial avec sa branche­ lait Eurial et sa branche...
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Produire du soja en Normandie est un rêve qui va devenir réalité. C’est en tout cas ce à quoi travaillent les deux coopératives­ céréalières bas-normandes­ au sein du programme Soja made in Normandy : la Coopérative­ de Creully avec l’OP des 3 Vallées (à l’initiative du projet) et Danone (site du Molay-Littry) et le goupe Agrial avec sa branche­ lait Eurial et sa branche agricole.

La flambée des cours du soja sans OGM les conforte dans leur volonté de créer une filière non OGM locale.

La clé : des variétés précoces à très précoces

« Nous recherchons des variétés de soja précoces à très précoces, dit Jean-Philippe Chenault, de la Coopérative de Creully. L’objectif est double : semer autour des 20 à 25 avril pour récolter fin septembre, avant les pluies d’automne, et assurer la rentabilité de la culture par des rendements d’au moins 25 à 30 q par ha. » Sont testés, en plus, dans le réseau d’essais, la densité du semis  à la fois pour le rendement et contre les mauvaises herbes (65 grains/m² pour 45 à 40 grains/m²) , l’écartement entre les rangs pour favoriser le binage (45 cm d’interrangs), les biostimulants et l’irrigation. « Le soja ne doit pas souffrir d’une carence en eau. L’irrigation maintient le seuil de la réserve facilement utilisable du sol », explique Pierre-Vincent Protin, d’Agrial. « Les biostimulants, eux, visent un développement plus rapide de la plante, reprend Jean-Philippe Chenault. Les essais menés avec l’université de Caen ont déplafonné de 10 % les rendements. Même si ce n’est pas statistiquement significatif, c’est toujours ça de pris. »

Construire le modèle économique de la nouvelle filière

Il reste tout de même du chemin à parcourir. Sur les 100 ha de soja semés au printemps (un quart en bio) par les adhérents de la coop (dont des adhérents de l’OP) restent 80 ha. La mouche du semis et un salissement excessif de certaines parcelles ont eu raison de 20 ha. « Les échecs sont en culture conventionnelle. Le binage a donné de bons résultats. » Pour la coopérative, le modèle économique de la filière locale de soja n’est pas encore construit. « Il faut trouver le bon équilibre en matière de prix : rémunérateur pour le producteur qui vend le soja, mais pas trop élevé pour l’éleveur qui l’achète. » En 2020, elle a acheté la tonne 390 €, avant les frais de séchage, et l’a revendue toastée et aplatie 450 €.

Agrial teste l’ensilage de soja

Parallèlement, Agrial mène des essais sur l’ensilage et l’enrubannage de soja dans les Pays de la Loire. « L’un des avantages de la fauche est de récolter plus tôt », dit Pierre-Vincent Protin. En 2020, les rendements d’ensilage de soja ont varié entre 2,8 t de MS/ha (non irrigué) et 8 t de MS/ha (irrigué­). « La MAT affiche entre 17 % et 22 % et la valeur énergétique est supérieure à un ensilage de luzerne, ce qui est intéressant. »

Cette année, Agrial étend son programme­ à l’alimentation des vaches. Elle teste la distribution, durant deux mois, du fourrage, à raison de 3,5 à 4 kg de MS par vache, chez trois éleveurs laitiers et à la ferme bio du lycée agricole de Luçon-Pétré (Vendée). Le même travail est mené sur l’ensilage de tournesol. Agrial poursuit également ses expérimentations sur le pois protéagineux et la féverole.

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