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« L’équivalent en valeur fourragère d’une prairie naturelle »

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« L’été, en conditions climatiques difficiles, le sorgho permet de produire du fourrage en quantité.
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« L’été, en conditions climatiques difficiles, le sorgho permet de produire du fourrage en quantité.

Il réclame toutefois un minimum d’eau et n’est plus poussant si les températures dépassent 35 °C pendant deux semaines. C’est pour cela qu’il faut le semer et le rouler avant le 10 juillet. En semant juste après une récolte de céréales (après un simple passage de déchaumeur à disques ou à dents à 5-10 cm de profondeur maximum), on maximise les chances d’avoir une bonne levée. La plante, qui peut être cultivée en altitude jusqu’à 600 m sans problème, convient aussi bien à des sols argileux très humides qu’à des argilocalcaires superficiels, avec, bien sûr, des potentiels de rendement différents (de 8 tMS à 12 tMS au total).

Pour couvrir les besoins de cette culture gourmande en azote, la plupart des agriculteurs fertilisent avec le lisier. Il est possible, sinon, d’épandre un 13.10.20 à raison de 400 kg/ha. Un agriculteur, soucieux d’intensifier, pourrait mettre­ après chaque coupe 30 kg/ha d’azote minéral (l’été, sous forme uréïque de préférence).

En dérobé derrière des céréales­, le sorgho valorise bien le troisième apport d’azote qui n’est pas toujours entièrement utilisé par la céréale.

La conduite doit rester économe

Affouragé en vert, le sorgho peut être enrubanné ou ensilé quand les cahiers des charges du lait l’autorisent. Une hauteur de coupe de 60 cm doit être respectée pour éviter les risques de toxicité liée à la présence de l’acide cyanhydrique. Si le fourrage est récolté plus bas, alors il faut attendre vingt-quatre heures pour ramasser.

D’une valeur inférieure en UF à un maïs, la plante équivaut plutôt à un fourrage de prairie naturelle (0,9 UF). C’est un fourrage grossier en quantité, bon pour la rumination. Sa conduite doit donc rester économe. Pour compenser le prix des semences (2 à 4 € le kg selon le type, BMR ou Sudan), il faut réduire au maximum les coûts de fertilisation et de désherbage. Dans leurs intercultures destinées aux animaux, des agriculteurs associent le sorgho fourrager à du trèfle d’Alexandrie. Cette année, la coopérative a testé le sorgho­ multicoupe en mélange avec le cowpea (légumineuse exotique) mais aussi le maïs avec le lablab (une légumineuse tropicale). Les résultats sont mitigés avec les pousses de cowpea, moins rapides que le sorgho. En revanche, le maïs avec le lablab est prometteur car cette légumineuse s’enroule autour de celui-ci et vient augmenter la MAT du maïs. »

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