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« La lutte contre l’érosion fait évoluer les fourrages distribués aux vaches »

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Agriculture de conservation. Henri Legeard y croit pour réduire les risques d’érosion. Elle encourage les vers de terre dont l’action permet l’infiltration de l’eau dans les sols limoneux. © C.Hue

Henri Legeard couvre une partie de ses sols l’hiver avec des intercultures fourragères. Il convertit aussi progressivement sa ferme à l’agriculture de conservation.

Dans le sud de la Manche, avec onze autres éleveurs laitiers, Henri Legeard fait partie du GIEE « Mon sol, j’en prends soin pour éviter l’érosion », agréé par l’État en 2015. Le groupe est l’aboutissement d’un partenariat entre l’association d’agriculteurs CRDA de la baie du Mont-Saint-Michel et le Syndicat des bassins-versants côtiers granvillais. « Le syndicat a mis en é...
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Dans le sud de la Manche, avec onze autres éleveurs laitiers, Henri Legeard fait partie du GIEE « Mon sol, j’en prends soin pour éviter l’érosion », agréé par l’État en 2015. Le groupe est l’aboutissement d’un partenariat entre l’association d’agriculteurs CRDA de la baie du Mont-Saint-Michel et le Syndicat des bassins-versants côtiers granvillais. « Le syndicat a mis en évidence des transferts de terres vers les cours d’eau et les eaux de baignades. Il fallait réagir », se souvient-il. Sur son secteur, les sols limoneux sont sensibles à l’érosion. « On ne s’en rend pas compte car ils sont profonds. De plus, ici, il n’y a pas eu de remembrement. Les champs sont de 1 à 5 ha, les haies nombreuses. »

Des méteils pour le fourrage et la matière organique

L’éleveur aime améliorer ses pratiques en les comparant à celles de ses collègues. C’est ce que propose le GIEE par des accompagnements techniques et des temps d’échanges. « Je suis encore plus motivé pour couvrir mes sols l’hiver. J’implante désormais des intercultures ensilées en mai. » Henri parle des mélanges céréales + protéagineux d’hiver. « C’est le troisième hiver que la ration laitière fourragère comprend 20 à 25 % de méteil, contre 100 % de maïs-ensilage avant. » Le coût alimentaire par vache est passé de 110 €/1 000 l en 2015 à 103 € en 2017. « Je teste par ailleurs la luzerne pour plus d’azote dans les fourrages. C’est un plus contre l’érosion. » Il sème aussi un méteil d’avoine brésilienne + trèfle nain derrière le blé, pas pour le récolter, mais pour alimenter en matière organique le sol. Henri se convertit petit à petit à l’agriculture de conservation. « Elle installe les vers de terre qui favorisent l’infiltration de l’eau dans le sol. Les débris végétaux à même le sol créent des petits barrages. Plutôt que d’être entraînée par l’eau, la terre s’y colmate. C’est efficace contre l’érosion. » Après avoir acquis un strip-till il y a trois ans, il projette l’achat d’un semoir direct d’occasion avec cinq membres du GIEE pour 30 000 €. But : être opérationnel en 2019.

L’EXPLOITATION

    À Subligny (Manche)

    75 ha dont 35 ha de maïs, 8 ha de blé, 5 ha de luzerne et 1,5 ha de féverole d’hiver

    25,5 ha de prairies dont 14 ha de prairies temporaires

    550 000 l, 60 prim’holsteins.

    35 taurillons vendus par an

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