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Le grand retour du lait de consommation

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Un vent d’optimisme souffle (pour l’instant) sur la filière du lait de consommation. Après dix ans de recul, l’année 2020, marquée par la crise sanitaire, a vu les achats des ménages progresser de manière spectaculaire. Par rapport à 2019, les ventes en grande distribution ont progressé de 4,9 % en volume, avec un record de + 35,4 % au mois d’avril. C’est encore mieux en valeur : + 5,3 ...
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Un vent d’optimisme souffle (pour l’instant) sur la filière du lait de consommation. Après dix ans de recul, l’année 2020, marquée par la crise sanitaire, a vu les achats des ménages progresser de manière spectaculaire. Par rapport à 2019, les ventes en grande distribution ont progressé de 4,9 % en volume, avec un record de + 35,4 % au mois d’avril. C’est encore mieux en valeur : + 5,3 %, ce qui signifie que les consommateurs se sont davantage orientés vers des laits entiers (plus adaptés au fait maison) ou vers des laits vitaminés, bio et locaux, porteurs d’une image rassurante. Plus globalement, le lait UHT est le grand gagnant (+ 5,3 % des ventes et 97 % du marché) quand le lait pasteurisé, moins adapté au stockage à la maison, recule.

Rappelons que 97 % de ce lait consommé en France est collecté et conditionné sur le territoire, dans une trentaine de laiteries. On estime que cette filière représente 24 000 emplois (directs et indirects). Près de 13 % des 24,6 milliards de litres de lait collectés en France en 2020 ont ainsi été transformés en laits liquides conditionnés.

Ce retour en grâce du lait de consommation­ découle d’un changement d’habitudes des Français qui, confinement et télétravail obligent, ont renoué avec la cuisine, et surtout avec la pratique du petit déjeuner. Car ce premier repas représente 70 % de la consommation de lait des ménages. Ainsi, en 2020, les Français ont consommé chaque semaine 4,2 millions de petits déjeuners supplémentaires.

Une tendance stable ?

Ce nouveau comportement des Français est-il appelé à perdurer dans le « monde d’après » ? Pour le sociologue Éric Birlouez, le contexte inédit de 2020 a agi comme le catalyseur d’un changement du comportement alimentaire amorcé il y a déjà quatre à cinq ans. Le consommateur est désormais convaincu du lien entre alimentation et santé.

C’est aussi devenu un sujet de société lié à l’environnement, au climat, au bien-être animal, à la solidarité. Ils sont plus nombreux à affirmer que le prix n’est plus le premier critère d’achat et, en contrepartie, cette notion de prix s’impose avec l’augmentation de la précarité. Cet accroissement de la consommation de lait liée au petit déjeuner et au fait maison pourrait se maintenir si ce produit parvient à préserver son image d’aliment sain, respectueux de la nature mais aussi des éleveurs.

Dominique Grémy
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