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L’architecture du Plan stratégique national dévoilée

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Une UGB lait. Sa valorisation servirait à soutenir davantage l’élevage laitier, qui subira un nouvel effort sur la convergence des paiements de base. © Sébastien Champion

Arbitrage. Le ministre a fait le choix d’une certaine stabilité des soutiens entre les filières et les territoires. L’enveloppe dévolue à la production laitière est annoncée en hausse de 2 %.

Le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, a présenté son Plan stratégique national (PSN), déclinaison nationale de ce que sera la future Pac 2023-2027, lors du dernier Conseil supérieur d’orientation du 21 mai. Ses arbitrages confirment ce qui avait été plus ou moins annoncé les semaines précédentes. Le ministre a rappelé à plusieurs reprises sa priorité : la souveraineté...
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Le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, a présenté son Plan stratégique national (PSN), déclinaison nationale de ce que sera la future Pac 2023-2027, lors du dernier Conseil supérieur d’orientation du 21 mai. Ses arbitrages confirment ce qui avait été plus ou moins annoncé les semaines précédentes. Le ministre a rappelé à plusieurs reprises sa priorité : la souveraineté alimentaire. « Il faut pour cela une agriculture forte, qui produit, qui exporte… La compétitivité ne doit pas être un tabou. » Son PSN s’attache à consolider le plus largement possible le revenu agricole, avec le choix de la stabilité, donc sans grands transferts entre les différents soutiens. Une position qui satisfait le syndicalisme majoritaire et la Coordination Rurale mais fait hurler les membres de la plateforme « Pour une autre Pac », dont la Confédération Paysanne et la Fnab, qui dénoncent le manque d’ambition sur la transition agro-écologique et la redistribution des aides. Ils ont d’ailleurs claqué la porte de ce CSO avant sa conclusion.

L’élevage allaitant devra se récupérer sur la convergence

Le ministre a donc fait le choix de ne pas augmenter le transfert du premier pilier vers le second. Stabilité aussi pour le paiement redistributif qui reste à 10 % sur les 52 premiers ha. Et la convergence du paiement de base n’ira pas au-delà de 85 %. La France proposera un écorégime à deux niveaux, dotés de trois voies d’accès : pratiques culturales (non-labour des prairies et diversité de l’assolement), certification environnementale, et infrastructure agroécologique (IAE). Les exploitations en bio ou en HVE 3 auront accès au niveau supérieur.

Le soutien aux protéines végétales sera progressivement doublé (2,3 % des paiements directs dès 2023, puis + 0,3 % chaque année). Il sera ciblé sur les exploitations de plaine. Cet effort se fera au détriment des aides couplées animales, dont l’enveloppe passe de 12,6 à 11 %.

Le nouveau mécanisme d’aides couplées à l’UGB est entériné, avec une UGB lait et allaitant. « Cette réforme UGB vise à soutenir davantage la filière laitière, avec un transfert de quelques dizaines de millions d’euros à son bénéfice, d’autant que la filière laitière est affectée négativement par la convergence, à l’inverse de la filière viande, qui en bénéficie. Le paramétrage des deux UGB sera finalisé prochainement. » L’imprécision sur cette UGB vache laitière laisse perplexe la FNPL, qui rappelle qu’une ferme laitière de plaine de 50 ha a perdu, en vingt ans, 10 000 €/an d’aides Pac. Sur le second pilier, l’ICHN et les Maec sont maintenus, et l’aide à la conversion bio augmentée de 40 %. Selon le ministère, l’impact de ses arbitrages sur les soutiens directs serait, à l’horizon 2027, la stabilité pour les exploitations de grande culture et de polyculture-élevage, une hausse de 2 % en production laitière et une baisse de l’ordre de 3 à 4 % en viande bovine.

Dominique Grémy
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