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« En un an, le Gaec a réduit de moitié le nombre de veaux morts »

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Cases. Des cloisons sur les côtés et l’arrière, et un toit amovible installé à 1,80 m au-dessus. © claire hue

En 2014, Nicole Davy, en charge des veaux au sein du Gaec Virouzière, subit vingt morts de moins de 30 jours. Avec le GDS 61, elle met en place un plan de bataille.

L’organisation du Gaec Virouzière préfigure celle des élevages de demain. Dans ce Gaec parents-fils, Nicole Davy s’occupe exclusivement des veaux. « L’installation d’Anthony et Nicolas en 2011 s’est faite avec deux robots de traite. Il a fallu définir nos responsabilités. Je suis restée en charge des veaux, mais avec le double de vêlages. C’est devenu un véritable poste de travail. » Le...
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L’organisation du Gaec Virouzière préfigure celle des élevages de demain. Dans ce Gaec parents-fils, Nicole Davy s’occupe exclusivement des veaux. « L’installation d’Anthony et Nicolas en 2011 s’est faite avec deux robots de traite. Il a fallu définir nos responsabilités. Je suis restée en charge des veaux, mais avec le double de vêlages. C’est devenu un véritable poste de travail. » Le Gaec n’a pas pris toute la mesure de ce changement à son agrandissement, malgré ses aménagements. « En 2014, 20 veaux sont morts dans leurs 30 premiers jours, surtout à cause de diarrhées. » Nicole fait appel au GDS 61 qui établit un plan d’actions. Les morts tombent à dix en moyenne en 2015 et 2016.

Améliorer les cases individuelles

Les 14 cases individuelles en ferraille et sans cloison, achetées en 2011, sont froides. Elles sont réparties en deux rangées de sept. « Pour empêcher les veaux de se lécher et les abriter des courants d’air, nous avons posé des contreplaqués sur les côtés et l’arrière de chacune. » Un toit amovible est installé 1,80 m au-dessus de chaque rangée. Un levage mécanique l’abaisse en hiver et, pour une meilleure ventilation, le redresse en été. « Le GDS nous conseille aussi de placer un filet tissé au-dessus des deux cases collectives des jeunes veaux. Ce n’est pas encore fait. Nous avons seulement installé un petit toit dans l’une. Ils se mettent à l’abri s’ils ont froid. »

Mieux planifier les vêlages

« Mes associés ne raisonnaient pas les vêlages par rapport à la capacité d’accueil des niches et la prévention sanitaire. Nous nous sommes donc accordés sur des vêlages étalés sur dix mois. » En avril-mai ou mai-juin, il n’y en a pas, ce qui permet un vide sanitaire des cases individuelles. « En dehors, je m’arrange pour que chaque rangée de cases soit vide une journée par mois pour les curer totalement, passer le Kärcher et les désinfecter. Cela en plus des lavage et désinfection après chaque passage de veau. »

Un maximum de colostrum

L’éleveuse porte plus d’attention qu’avant au colostrum. Elle en vérifie la qualité avec le réfractomètre acheté en 2014. Les surplus identifiés de bonne qualité sont stockés dans un petit congélateur branché dans le local de travail, à côté de la nurserie. « Je donne 2 litres dans les premières douze heures avec le biberon. Donner le double est plus compliqué. Il faut sonder le veau. » En amont, elle a lancé la vaccination anticollibacillaire et virale des taries et jeunes gestantes.

Mesures préventives contre les diarrhées

À la suite de l’analyse des féces fin 2014, la vaccination contre les rota et coronavirus est décidée. Nicole tient un planning minutieux, comme pour les problèmes respiratoires. Autres mesures préventives : température des buvées contrôlée, un seau par veau, eau du forage traitée.

l’exploitation

    À Le Ménil-de-Briouze (Orne)

    Gaec de 4 associés

    114 vaches à 75 % normandes

    30 bœufs vendus par an

    Élevage de tous les veaux

    Ancienne stabulation laitière aménagée en cases collectives

    Salle de traite transformée pour recevoir 14 niches à veau

    20 niches au total

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