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« Compter sur le printemps et l’été pour faire des stocks ne suffit plus »

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Antoine Thibault @agriskippy © Cédric Faimali
Pour la première fois, cette année, j’ai récolté 5,5 ha de seigle fourrager en dérobé. Il a été ensilé le 9 avril, une date qui ne pénalise pas le semis du maïs. Le rendement me satisfait : 7 t de MS/ha. Je ne dispose pas encore des valeurs alimentaires. Si sa valeur énergétique n’est pas suffisante, je le réserverai aux génisses. Mon...
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Pour la première fois, cette année, j’ai récolté 5,5 ha de seigle fourrager en dérobé. Il a été ensilé le 9 avril, une date qui ne pénalise pas le semis du maïs. Le rendement me satisfait : 7 t de MS/ha. Je ne dispose pas encore des valeurs alimentaires. Si sa valeur énergétique n’est pas suffisante, je le réserverai aux génisses. Mon objectif est de remplir mes silos. C’est la leçon que je tire de la MAE que j’avais signée et que je n’ai pas renouvelée. Elle limitait la surface en maïs. Cela n’a pas été toujours simple de gérer la soudure avec le printemps. En revanche, grâce à la MAE, j’ai amélioré la valorisation des prairies par le pâturage et la culture de l’herbe. Entre mars et mai, il faut être à fond. Je continue, tout en sécurisant mes stocks fourragers. Or aujourd’hui, à cause du réchauffement climatique, compter sur le printemps et l’été pour les constituer ne suffit plus. En plus des couverts hivernaux, j’ai donc contractualisé 10 ha de maïs irrigué avec un collègue céréalier. Ils s’ajoutent aux 11 ha que j’ai semés. Heureusement ! Une parcelle de 6 ha a subi l’attaque d’une bande d’une centaine de corbeaux qui rayonnent dans mon secteur. En une journée, ils ont consommé deux hectares que j’ai dû ressemer. C’était impressionnant. La commande de deux camions de drèches de blé complète cette stratégie, que j’ai initiée il y a un an. Cela apporte de la stabilité à l’exploitation. Mes vaches « tournent » bien en matière de performances laitières et de reproduction. La trésorerie suit. Je peux me permettre d’explorer de nouvelles pistes techniques. »

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