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Dossier. « Quatre jours de travail pour l’installation »

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Tapis. Avec son épouse Anne-Marie, Régis Lebreton a posé des tapis dans les couloirs il y a près de dix ans. L’investissement dans le robot collecteur de lisier ne les a pas remis en question. © c.h.

Le Gaec du Pavement a remplacé en 2020 les trois racleurs hydrauliques par un robot à lisier. Cela ne s’improvise pas.

Anne-Marie et Régis Lebreton ont décidé, en février 2020, de remplacer les trois racleurs hydrauliques par un robot collecteur de lisier. Jusque-là, deux raclaient les deux couloirs longs de 48 mètres. Le troisième, transversal devant le robot de traite, récupérait les déjections et les amenait vers une préfosse de 100 m². L’ensemble est recouvert de tapis. Après vingt-quatre ans de...
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Anne-Marie et Régis Lebreton ont décidé, en février 2020, de remplacer les trois racleurs hydrauliques par un robot collecteur de lisier. Jusque-là, deux raclaient les deux couloirs longs de 48 mètres. Le troisième, transversal devant le robot de traite, récupérait les déjections et les amenait vers une préfosse de 100 m². L’ensemble est recouvert de tapis. Après vingt-quatre ans de service, ils arrivaient en bout de course. « Nous en avions marre du raclage mécanique, racontent les éleveurs, associés dans le Gaec du Pavement. Il gênait les vaches, en particulier devant le robot de traite. Les racleurs hydrauliques nous ont aussi esquinté des laitières. » Ils auraient pu investir dans des racleurs à corde ou à câble, moins dangereux que les hydrauliques et au même tarif qu’un robot à lisier. Mais ils ont préféré tourner définitivement la page et acheter le robot à lisier Lely Discovey 120 Collector (28 000 €). Avec 60 à 65 vaches toujours dans la stabulation laitière et 532 m² de surface à nettoyer, les deux associés respectent les préconisations de Lely : 100 vaches ou 500 m² par robot aspirateur. « Cela peut paraître incongru de choisir un Lely alors que notre robot de traite est de marque DeLaval, mais l’an passé, les robots à lisier DeLaval n’étaient pas encore sur le marché. »

Dans la stabulation vieille de plus de trente ans et agrandie en 2006, la collecte du lisier par le robot partout dans le bâtiment n’est pas entièrement remplie. « Un de ses intérêts est de nettoyer les couloirs interlo­gettes. Nous y avons renoncé car il aurait fallu casser les deux petits couloirs de 2 mètres de large et supprimer les logettes qui les entourent. Cela représentait 8 logettes en moins. » Régis continue donc de les racler manuellement matin et soir. Le robot circule partout ailleurs. Pour cela, l’éleveur a réalisé des aménagements. Ils ont été faits le jour de la mise en route. « Le matin du jour J, j’ai arrêté les racleurs hydrauliques. Il était impératif que le robot collecteur prenne le relais le soir, au risque, sinon, de se retrouver avec un trop-plein de lisier. »

Trois jours de préparation avant le jour J

Ce n’est pas enlever les racleurs qui demandait le plus de travail mais leurs rails. Le couple sollicite donc quatre amis pour un coup de main d’une journée. « Entre 8 h 30 et 11 h, les 125 mètres rails ont été ôtés, se souvient-il. Il restait à les boucher avant 16 h pour que le robot roule dessus et aspire sans difficulté. » L’objectif est atteint grâce à la préparation de Régis en amont. Il consacre trois journées à découper des bandes de la largeur du rail dans des chutes de tapis de couloir conservées. Il anticipe également la création des deux stations de recharge électrique et en eau du robot qui sont distantes de quelques mètres. Cela n’a pas posé de difficultés majeures. Un point d’eau était déjà présent juste à côté et Régis a amené l’électricité jusqu’à la station électrique par un câble 3 G 2,5 mm² et une prise de 120 volts. « Le jour même, il n’est pas question de courir à droite à gauche pour fournir l’équipement dont les personnes ont besoin. Tout doit être prêt. » À savoir des chevilles pour fixer les bandes caoutchouc au béton et des perceuses à percussion. De même, il n’est pas question que le coup de main soit donné en ordre dispersé. Régis forme deux équipes de deux et attribue les tâches. « En plus des rails, des obstacles au robot ont été supprimés. Par exemple, une petite marche en béton qui corrigeait la différence de niveau de l’extension par rapport au bâtiment initial. Deux heures ont été nécessaires. » En revanche, après avoir hésité, il n’a pas modifié la pente de 3 % vers la préfosse à lisier. L’eau des deux abreuvoirs et du pédiluve à proximité du robot de traite et celle de son lavage coulent vers les 100 m². La surélévation, déjà en place, de la traite robotisée par rapport au sol leur enlève une épine du pied. Elle évite aujourd’hui au robot à lisier de « perdre le nord » en rentrant dans la stalle. Il se guide en longeant la plateforme.

700 € d’aménagements

Pendant que Régis et ses amis adaptaient le bâtiment au robot collecteur, les techniciens de Lely ont travaillé à son installation. « Nous nous étions accordés sur le jour du lancement. Ils étaient venus quelque temps auparavant pour cartographier le bâtiment et définir les trajectoires du robot. Grâce à tous ces efforts conjugués, à 17 h, le robot démarrait ! » Régis a apporté la dernière touche le lendemain en construisant un muret de repère en bout de couloir. « Le coût des aménagements est minime : 700 €. Nos vaches, qui sont calmes, se sont habituées immédiatement. »

claire hue
t Rails de racleurs. Des bandes coupées dans des chutes de tapis de couloir comblent les rails des trois racleurs hydrauliques. © c.h.
p Adaptation à l’existant. Comme le racleur hydraulique transversal auparavant, le robot se déverse dans la préfosse de 100 m © c.h.
t Encore manuel. Le robot ne collecte pas le lisier dans les passages interlogettes. Il aurait fallu les casser et donc supprimer des logettes. Ils continuent d’être raclés manuellement. © c.h.
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