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Dossier. « Le choix du roto pour pouvoir traire seul dans le confort »

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Julien Foureau. Le matin, il trait seul les 135 vaches en une heure trente environ. Il ne pratique pas le post-trempage. © Cédric FAIMALI

Chez Julien Foureau et ses associés, le roto de traite s’est parfaitement intégré au nouvea­u bâtiment pour une traite rapide, à un seul trayeur mais sans post-trempage.

En 2016, dans la Sarthe, le Gaec familial Foureau a souhaité rationaliser l’atelier laitier en investissant dans un tout nouveau bâtiment pour 135 vaches en lactation. Les génisses et les vaches taries sont désormais regroupées dans l’ancien bâtiment. Celui des laitières, créé de toutes pièces, assure un confort optimal, parfaitement ventilé, avec 136 logettes équipées de matelas saupoudré...
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En 2016, dans la Sarthe, le Gaec familial Foureau a souhaité rationaliser l’atelier laitier en investissant dans un tout nouveau bâtiment pour 135 vaches en lactation. Les génisses et les vaches taries sont désormais regroupées dans l’ancien bâtiment. Celui des laitières, créé de toutes pièces, assure un confort optimal, parfaitement ventilé, avec 136 logettes équipées de matelas saupoudrés de farine de paille. Il dispose aussi d’une petite aire paillée pour accueillir les animaux les plus fragiles. Mais quel système de traite choisir pour remplacer la 2 x 6 double équipement à bout de souffle ?

Ce sera un roto, traite extérieure, de 32 postes. « Il y a quelques années, mon épouse et moi avions eu un coup de cœur pour ce système de traite en allant voir l’un de nos amis qui avait investi dans un roto. Il permet de traire seul un grand nombre de vaches. L’ambiance de la traite est calme avec beaucoup de fluidité, car les vaches entrent une par une dans le manège. La traite extérieure offre un accès facile à la laiterie ou au parc d’attente. En contrepartie, nous ne voyons pas les vaches après les avoir branchées mais un écran permet de surveiller la traite. » Julien Foureau apprécie aussi le confort de la traite par l’arrière sur ce type de roto. « Il y a moins de risques de coups de patte, mais on est plus exposé aux bouses. »

« Nous sommes nombreux à partager l’astreinte de la traite »

Avant d’investir, les associés avaient-ils étudié l’option du robot de traite ? « Sans être contre la traite robotisée, nous avions identifié plusieurs inconvénients. D’abord l’astreinte 24 heures/24 imposée à la personne de garde. Avec une salle de traite, tout est fini quand on ferme la porte. Ensuite, il est plus facile de se faire remplacer avec un roto qu’avec un robot au fonctionnement plus pointu, surtout avec deux stalles saturées. Nous craignions aussi des dérapages sur le coût alimentaire et les coûts d’entretien. Un roto de traite peut s’amortir sur quinze ou vingt ans, le robot c’est dix ans. Et au final, traire ne nous déplaît pas, d’autant que nous sommes nombreux à partager l’astreinte », justifie Julien Foureau.

Mais un roto coûte cher : 224 000 € d’équipement auxquels se sont ajoutés 22 500 € de maçonnerie et terrassement. Repartir sur une salle de traite classique ou TPA, moins onéreuse, était-il envisageable ? « Non, car nous souhaitions pouvoir traire seul dans de bonnes conditions. Avec une salle de traite 2 x 12, je pense qu’il faut être deux trayeurs. » En effet, les associés traient seuls le matin les 135 vaches laitières en une heure trente (hors lavage). Le soir, ils s’y mettent à deux pendant une partie de la traite : l’un prépare la mamelle, l’autre branche. « Nous utilisons des lavettes individuelles et nous tirons les premiers jets. Seul, je prépare quatre à cinq vaches avant de les brancher. Nous ne pratiquons pas de post-trempage, c’est trop gourmand en temps quand on est seul et l’automatisation du trempage est un investissement important qui ne me satisfait pas. »

L’hygiène de la mamelle se prépare en amont avec des logettes propres. Les éleveurs ne constatent pas plus de mammites qu’ailleurs, mais reconnaissent un taux de cellules perfectibles : 200 000 en moyenne. « Quand une vache à cellules est identifiée sur l’écran de contrôle, nous désinfectons les manchons. Pour cela, nous posons un aimant sur son poste de traite de façon à pouvoir la repérer au tour suivant. »

« Nous nous servons de la porte de tri chaque jour »

Parmi les options indispensables au roto, la barrière poussante a été installée dans le couloir des logettes servant d’aire d’attente. « Il n’y a que deux ou trois vaches un peu lentes ou des génisses qu’il faut parfois aller chercher. » Les éleveurs n’ont pas pris les barrières deuxième tour qui permettent à une vache longue à traire de rester pour un ­deuxième passage sans arrêt du manège. Cette option permet de diminuer le temps de traite. En sortie du roto, ils ont installé une porte de tri à trois voies : aire d’exercice, box d’insémination ou aire paillée. « C’est un équipement dont nous nous servons chaque jour pour isoler certaines vaches. » Quant au plancher mobile, il était indispensable pour adapter la bonne hauteur au quai à la taille des différents trayeurs.

Pour les éleveurs, la marque a d’abord été un choix de concessionnaire. « La conception de ce robot nous convenait, mais c’était un investissement plus global qui incluait les logettes, les racleurs, la plomberie, l’électricité… » L’entretien d’un roto ne diffère pas de celui d’une salle de traite, si ce n’est le contrôle annuel de la noix centrale. « La cadence de traite est plus importante que dans une salle de traite classique, mais nous ne sommes pas à l’usine pour autant. C’est au trayeur de décider de la vitesse du roto ou de l’arrêter quand cela va trop vite. »

Dominique Grémy
L’exploitation

    À Verneil-le-Chétif (Sarthe)

    Gaec familial

    4 UTH : trois associés et un salarié

    135 vaches

    1,28 million de litres

    185 ha de SAU

    1 600 m2 d’atelier de poulets de Loué

Traite extérieure. Avec un roto, l’ambiance de la traite est calme avec beaucoup de fluidité. © Cédric FAIMALI
Traite par l’arrière © Cédric FAIMALI
Porte de triEn sortie du roto, la porte de tri oriente sur l’aire © Cédric FAIMALI
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