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Dossier. Abattage à la tro nçonneuse : les principales rè gles de sécurité

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Thomas Vittecoq rappelle la nécessité d’être bien formé pour manipuler une tronçonneuse. © D.L.

Thomas Vittecoq est spécialisé en bûcheronnage. Il intervient dans des journées de formation où il insiste toujours sur la sécurité des opérateurs. Gros plan sur les recommandations de ce professionnel pour éviter les accidents.

Quand on travaille avec une tronçonneuse, la sécurité n’est pas une option. Dispenser des conseils pour prévenir les accidents fait partie des missions de Thomas Vittecoq, formateur à la Maison familiale et rurale (MFR) de La Ferrière, en Vendée. « Ce que je recommande en premier lieu, c’est de porter une tenue adaptée avec des équipements de protection individuelle. Il existe des vestes et pantalons anti-coupures...
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Quand on travaille avec une tronçonneuse, la sécurité n’est pas une option. Dispenser des conseils pour prévenir les accidents fait partie des missions de Thomas Vittecoq, formateur à la Maison familiale et rurale (MFR) de La Ferrière, en Vendée. « Ce que je recommande en premier lieu, c’est de porter une tenue adaptée avec des équipements de protection individuelle. Il existe des vestes et pantalons anti-coupures très efficaces, que portent les bûcherons professionnels. Pour des utilisations plus ponctuelles, des protections s’ajoutant sur les vêtements, comme des manchettes, surpantalon et surbottes, peuvent parfaitement faire l’affaire. Ne pas oublier non plus les gants, le casque, avec les oreillettes antibruits et la visière pour les yeux. Il est également nécessaire de sécuriser le chantier en empêchant les accès à la zone au moyen de panneaux ou de rubalise. »

Repérer la zone de chute

Avant de commencer l’abattage, l’opérateur doit impérativement déterminer où l’arbre va tomber. Parfois le tronc penche naturellement dans une direction, mais attention aux apparences ! Tout dépend aussi de la répartition et de la taille des branches en hauteur. En cas de vent, il est bien entendu déconseillé de travailler. « Je recommande souvent aux stagiaires de coller leur joue contre le tronc et de regarder vers le haut en tournant autour de l’arbre, ajoute Thomas Vittecoq. C’est le meilleur moyen de se faire une idée sur la répartition réelle des branches et donc la direction de la chute. Ensuite l’opérateur dégage les branches basses et les rejets afin d’avoir suffisamment d’espace pour travailler confortablement. Il doit aussi s’assurer qu’il dispose d’espaces de repli, sans obstacle, du côté opposé à la zone où l’arbre doit tomber. Pour travailler plus à l’aise et en sécurité, je conseille parfois de couper le tronc à 60 ou 80 cm du sol, puis de reprendre la base ensuite. »

Abattage en deux étapes

Les choses sérieuses commencent alors. La phase d’abattage se déroule en deux étapes. Tout d’abord, le bûcheron se place du côté de la chute et réalise une coupe à 45 ° sur environ un tiers du diamètre. Il recoupe ensuite le tronc à l’horizontale juste en dessous, de manière à dégager une pièce triangulaire. Ces deux traits de coupe doivent se rejoindre sans rentrer plus en profondeur dans l’arbre. L’objectif est de conserver intactes les fibres de bois sur une zone qui fera office de charnière lors du basculement. « Pour éviter que le tronc ne se déchire et casse sur sa longueur quand il tombe, je conseille aussi de réaliser deux petites incisions d’un ou deux centimètres de profondeur de chaque côté, car en périphérie, les fibres sont souvent plus dures. » Ensuite, l’opérateur peut attaquer la deuxième phase. Il se place alors du côté opposé à la chute et réalise une coupe horizontale à 3 ou 4 cm au-dessus de la précédente. Il faut aller de l’extérieur vers l’intérieur toujours en préservant la charnière au milieu du tronc. Quand l’arbre commence à basculer, le bûcheron se replie en reculant de quelques mètres vers la droite ou la gauche, mais jamais dans l’axe du tronc. Il arrive en effet que le bois casse à un mètre ou deux au-dessus de la ligne de coupe et que la partie encore reliée à la souche revienne violemment en arrière par effet ressort. « Tous ces conseils théoriques sont des rappels des règles de base, conclut Thomas Vittecoq. Manier une tronçonneuse reste dangereux et il est indispensable d’être correctement formé pour savoir faire face à toutes les situations, car chaque année, les accidents sont encore trop nombreux. »

Denis Lehé

Photos réalisées lors d’une formation du Grapéa Vendée ou fournies par la MFR de La Ferrière.

Exemple de surpantalon et de surbottes anticoupures. Ces équipements additionnels sont moins onéreux qu’une tenue de bûcheronnage et tout aussi efficaces pour des utilisations ponctuelles. © D. L.
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