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Gros coup de chaud sur la récolte fourragère

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Maïs ensilage. Malgré des conditions très stressantes, la plante a montré des capacités de résilience assez étonnantes. © Jean Michel Nossant

Stocks 2022. La récolte fourragère se caractérise par une très forte hétérogénéité liée au passage d’orages très localisés.

Le maïs a connu un été particulièrement stressant avec un déficit hydrique généralisé et des températures hors norme. Le cycle de végétation a été très précoce, avec quinze jours d’avance sur la floraison et jusqu’à un mois sur la récolte. Ce sera donc une année médiocre en rendement, bien loin des 15 t de MS/ha de 2021...
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Le maïs a connu un été particulièrement stressant avec un déficit hydrique généralisé et des températures hors norme. Le cycle de végétation a été très précoce, avec quinze jours d’avance sur la floraison et jusqu’à un mois sur la récolte. Ce sera donc une année médiocre en rendement, bien loin des 15 t de MS/ha de 2021.

Si l’on veut être optimiste, cette plante souvent décriée par les ignorants, a cependant montré une belle résilience : récolter 8/9 t de MS dans de telles conditions reste assez étonnant.

Comme tous les ans ou presque, les semis précoces (avant fin avril) étaient la bonne option. Ils ont préservé une certaine fécondation et les régions touchées par des orages fin juin montrent même des épis de belle facture et un gabarit de plante respectable.

À l’inverse, les maïs semés après le 15 mai dernier ont été bloqués dans leur cycle et n’ont pas fleuri. L’hétérogénéité sera donc la règle cette année.

Sur la qualité du fourrage nous pourrions retrouver la situation de 2019, avec moins d’amidon, mais une proportion élevée de sucres solubles et, sans doute, une digestibilité tige-feuille de qualité grâce au cycle court de la plante.

Avec une récolte au bon stade, la valeur alimentaire pourrait être la bonne surprise. À vérifier après analyses.

Notons que les maïs sans épis peinent à dépasser les 30  % de MS, ce qui pourra impacter l’ingestion.

Des repousses d’automne parfois compromises

Réputé pour sa résistance aux fortes chaleurs, le sorgho monocoupe ne fait pas mieux, voire moins bien, là où la plante n’a pas bénéficié des orages d’août. En cause, des semis tardifs qui pénalisent son démarrage.

Semée plus tôt, la betterave semble mieux tirer son épingle du jeu, même si les conditions ont ensuite fortement impacté la taille des racines. Il reste 30 jours à ces espèces pour faire de la biomasse.

La récolte d’herbe se caractérise par son hétérogénéité. Les premières coupes sont globalement de qualité, mais les regains très aléatoires. Le coup de chaud intervenu dès la mi-mai a compromis la saison de pâturage. Même dans les zones de montagne du Puy-de-Dôme habituellement peu concernées, les animaux ont été affouragées tout l’été. Au vu de l’état de dessiccation des pâtures dans certains cas, il faudra du temps à la prairie pour se régénérer et pour miser sur les repousses d’automne. Dans l’attente, les ventes de méteils et de dérobées d’automne explosent pour faire du stock tôt en sortie d’hiver.

Dominique Grémy et Jérôme Pezon
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