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Tension croissante entre l’OP et la laiterie

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L’année avait pourtant bien commencé chez Saint-Père. Le 11 février dernier, l’OP et la laiterie (filiale d’Intermarché), signaient un accord fixant le prix moyen du lait à 380 € pour 2022. Et puis, la guerre en Ukraine est arrivée, les prix de l’énergie ont flambé, le bel accord s’est révélé insuffisant.
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L’année avait pourtant bien commencé chez Saint-Père. Le 11 février dernier, l’OP et la laiterie (filiale d’Intermarché), signaient un accord fixant le prix moyen du lait à 380 € pour 2022. Et puis, la guerre en Ukraine est arrivée, les prix de l’énergie ont flambé, le bel accord s’est révélé insuffisant.

Habituée au podium dans notre observatoire du prix du lait, Saint-Père voit son avance s’effriter, malgré un cahier des charges incluant le pâturage et une alimentation sans OGM. Le contrat-cadre, tout comme la formule de prix restent à finaliser. Le mix-produit, composé exclusivement de PGC France, est devenu une faiblesse avec l’explosion des prix des produits industriels. Et le refus des distributeurs de répercuter l’inflation ajoute aux difficultés.

Les négociations entre la laiterie et l’OP sont ardues, cette dernière échouant à imposer la prise en compte du coût de production à un niveau qu’elle juge nécessaire. Le prix de base plafonne à 420  € hors prime cet été. Seul Sodiaal fait moins bien dans la région.

Même la prime Merci, versée deux fois par an et souvent proche de 10 €/1 000 l, est tombée à zéro au premier semestre. La promesse de payer le lait 44 c/l à l’éleveur n’a plus le même sens avec la flambée des prix. Un nouveau packaging va monter ce prix à 48 c/l, un niveau déjà obsolète pour l’OP.

L’OP menace de chercher d’autres clients

Dans ce contexte, la publication, le 24 août, d’un communiqué dans lequel Intermarché annonce « avoir accepté l’intégralité des hausses de matières premières agricoles » en a choqué plus d’un à l’OP. Elle a réagi le premier septembre : « L’OP attend un engagement contractuel fort de la part de l’enseigne et de la Laiterie Saint-Père assurant un prix rémunérateur [...]. Sans quoi, l’OP devra chercher à se rapprocher de marchés plus rémunérateurs. » L’OP n’a pas de contrat d’exclusivité avec Saint-Père.

Historiquement, les deux parties ont toujours été attachées à des relations sereines. Chacun souhaite que les turbulences actuelles s’apaisent. Mais ces prises de position indiquent que la tension est montée d’un cran.

pascale le cann
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