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L’effet ciseaux des prix est de retour

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La baisse de moral et d’entrain perceptible depuis plusieurs mois sur le terrain ne faiblit pas. Et pour cause, il y a déjà la déception sur le front du prix du lait. L’an III de la loi Égalim démarre dans la continuité de l’année 2020 qui avait vu une baisse pour la grande majorité des producteurs (- 15 € chez les Savencia des OP Sunlait, - 6 à - 9 € chez Eurial-Agrial, - 5 ...
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La baisse de moral et d’entrain perceptible depuis plusieurs mois sur le terrain ne faiblit pas. Et pour cause, il y a déjà la déception sur le front du prix du lait. L’an III de la loi Égalim démarre dans la continuité de l’année 2020 qui avait vu une baisse pour la grande majorité des producteurs (- 15 € chez les Savencia des OP Sunlait, - 6 à - 9 € chez Eurial-Agrial, - 5 € chez Lactalis et Sodiaal). D’après notre observatoire, les prix pratiqués au premier trimestre 2021 chez les principaux leaders de notre industrie sont toujours en recul par rapport à l’an dernier.

La baisse tourne autour de 10 €/1000 l chez Lactalis, Sodiaal et Savencia.

Elle est moindre pour le groupe Eurial-Agrial, à - 3 €. Mais dans tous les cas, on est loin, même en ajoutant la matière utile, des 403 €/1000 l de prix de revient établi pour les exploitations de plaine par le Cniel.

Une hausse continue de tous les postes de charges

Si la situation se crispe dans les fermes, c’est aussi en raison d’une hausse continue de tous les postes de charges, parallèlement à la baisse du prix du lait. L’indice Ipampa lait de vache (indices des prix d’achat des moyens de production de l’atelier lait) a en effet atteint son plus haut historique en décembre 2020. À la hausse conjoncturelle du prix des aliments du bétail et de l’énergie, s’ajoute la hausse structurelle du coût des investissements (matériels et bâtiments). Une tendance qui se prolonge en début d’année et se traduit par une dégradation de l’indice de marge Milc calculé par Idele : (-9 % en janvier). Au-delà du recul du cheptel et de la qualité des fourrages, cette situation pourrait en partie expliquer le reflux de la collecte, particulièrement marqué en France.

Jean-Michel Vocoret et Jérôme Pezon
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