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Malgré l’avis de l’Anses, la procédure suit son cours

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Le 23 novembre dernier, considé­rant qu’il existait un motif légitime, le tribunal judi­ciaire de Nantes ordonnait l’expertise des câbles électriques (20 000 volts) du parc éolien des Quatre Seigneurs, à Nozay (Loire­-Atlantique), dans le cadre d’une plainte déposée en 2017 par deux exploitations laitières, situées à 700 et 1 500 mètres du site. Cette expertise...
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Le 23 novembre dernier, considé­rant qu’il existait un motif légitime, le tribunal judi­ciaire de Nantes ordonnait l’expertise des câbles électriques (20 000 volts) du parc éolien des Quatre Seigneurs, à Nozay (Loire­-Atlantique), dans le cadre d’une plainte déposée en 2017 par deux exploitations laitières, situées à 700 et 1 500 mètres du site. Cette expertise doit déterminer si la présence de courants vagabonds dans le sol est due aux câbles reliant les éoliennes au poste de transformation Enedis. Cela en vue d’un procès programmé en mars 2022.

Visiblement décidée à ne pas attendre, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire) a rendu public, trois semaines après cette ordonnance favorable aux éleveurs, un rapport réfutant le lien entre les troubles de santé constatés dans ces élevages et la mise en service du parc. « Ces troubles ne sont très probablement pas liés à la présence des éoliennes », en était la conclusion.

Une volonté politique en faveur de l’éolien

L’avis de l’Anses s’appuie sur une étude bibliographique et sur l’analyse des différents rapports d’experts compilés depuis le début de la procédure.

Du côté des éleveurs, c’est l’incompréhension. « Sans étude complémentaire, l’Anses refuse de prendre en compte les rapports des géobiologues, ou l’amélioration des performances laitières lors de la mise hors tension du parc en 2017. Elle suggère un dysfonctionnement de nos installations électriques, pourtant mises en conformité », s’insurge Didier Potiron.

L’avis émis par ce service d’État, saisi par les ministères de la Transition écologique et de l’Agriculture, n’est peut-être pas étranger à la volonté politique de développer l’éolien, suggère l’Anast (Association nationale des animaux sous tension). Dans tous les cas, Me Lafforgue, avocat des éleveurs, rappelle que « la procédure judiciaire suit son cours ». Attendu mi-janvier, le verdict concernant le cas de Yann Joly, dans la Somme, constituera un premier indicateur.

Jérôme Pezon
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