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La FNPL attend beaucoup de la loi Egalim 2

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La proposition de loi Egalim 2 évoque une clause de non-négociabilité du prix des matières premières agricoles. Cédric Faimali/GFA

Lors de son assemblée générale, la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) s’est concentrée sur les apports de la loi Egalim. Si celle-ci a permis de relancer l’inflation sur les produits laitiers, certaines failles persistent. Les responsables du syndicat espèrent les voir corriger au travers de l’acte II d’Egalim.

Un bilan globalement positif, mais des failles conséquentes. Tel est le bilan que la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) a dressé de la loi Egalim, deux ans et demi après sa mise en place.
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Un bilan globalement positif, mais des failles conséquentes. Tel est le bilan que la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) a dressé de la loi Egalim, deux ans et demi après sa mise en place.

« Aller plus loin »

Comme la rappelle le ministre Julien Denormandie, invité à l’assemblée générale du syndicat organisée en visioconférence le 22 avril 2021, l’état d’esprit de cette loi a beau « ne pas être remis en cause » et avoir permis « une légère inflation sur le prix des produits laitiers », il faut « aller plus loin ».

> À lire aussi : Le prix de revient du lait estimé à 403 €/1 000 litres (16/11/2020)

« Nous avons mis des chiffres sur la table, des indicateurs de coût de production assurant deux Smic aux éleveurs laitiers, souligne Thierry Roquefeuil, le président de la FNPL. C’est une révolution importante. »

Néanmoins, l’inversion de la construction du prix prônée par Egalim « n’est pas actée par tout le monde ». Et l’aval « peine à lâcher ses vieux démons, en ne laissant que les miettes aux producteurs à l’issue des négociations commerciales ».

Des failles bientôt corrigées ?

Tous les regards se tournent désormais vers la proposition de loi du député Grégory Besson-Moreau, dite Egalim 2, qui devrait être examinée au mois de juin.

À lire aussi : Négociations commerciales, la proposition de loi pour renforcer les Egalim est dans les tuyaux (15/04/2021)

Cette proposition de loi évoque notamment la sanctuarisation du prix des matières agricoles. « Cela aiderait à assurer le ruissellement effectif des marges supplémentaires de l’aval vers l’amont », estime Marie-Thérèse Bonneau, vice-présidente du syndicat. À une condition seulement : « revoir la loi LME (1), qui sabote les efforts engagés », scande Thierry Roquefeuil. À cela, le ministre de l’Agriculture ajoute qu’en effet, « une politique sociale ne peut reposer sur la rémunération des producteurs. »

Vers un modèle « plus contraignant »

D’autre part, en cas de litige, la voie de la médiation ne convainc pas. Car une bonne loi, c’est bien. Mais une bonne loi qui plus est respectée, c’est mieux. « Il faut quelque chose de plus contraignant pour Egalim 2 », appuie Thierry Roquefeuil.

> À lire aussi : Médiation, pas d’accord sur le prix du lait entre Sunlait et Savencia (24/03/2021)

Sur ce dossier, Julien Denormandie rappelle le travail fait au travers du comité de suivi des négociations commerciales, et réaffirme vouloir multiplier les contrôles. Aussi, « la médiation pourrait laisser sa place à un comité de règlement des différends ».

Les défis qui se dressent sur la route des producteurs de lait sont nombreux. « Le regroupement des producteurs se fait, mais travailler avec une denrée périssable et un seul client implique certaines limites », évoque par exemple Marie-Thérèse Bonneau.

Des opportunités éclosent également. Ainsi, le projet de loi Egalim 2 est attendu au tournant, tout comme les financements corrélés au plan de relance ou encore la remise en cause par le ministre du régime des calamités agricoles.

> À lire aussi : Plan de relance, la filière laitière fait ses propositions (26/10/2020)

Le tout pour un enjeu unique : « assurer la souveraineté alimentaire du pays », conclut Samuel Vandaele, président de JA.

> À lire aussi : Pac 2023-2027, La FNPL favorable à une aide à l’UGB (09/04/2021)

Alexandra Courty

(1) La loi de modernisation de l’économie (LME) est « une politique sociale axée sur la déflation du prix », résume Julien Denormandie.

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