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Objectif pour 2025 : un soja sourcé zéro déforestation

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En 2018, quatre-vingt-seize acteurs privés de l’alimentation animale, mais aussi des éleveurs et des distributeurs, réunis au sein de la plateforme Duralim ont pris l’engagement d’un approvisionnement en soja 100 % durable à l’horizon 2025 : c’est-à-dire aucune importation de soja brésilien issu de la destruction de la forêt primaire. À cette fin, Duralim a annoncé la création d&rsquo...
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En 2018, quatre-vingt-seize acteurs privés de l’alimentation animale, mais aussi des éleveurs et des distributeurs, réunis au sein de la plateforme Duralim ont pris l’engagement d’un approvisionnement en soja 100 % durable à l’horizon 2025 : c’est-à-dire aucune importation de soja brésilien issu de la destruction de la forêt primaire. À cette fin, Duralim a annoncé la création d’un observatoire dont le rôle est de quantifier et de tracer le soja (grains entiers, tourteau, huile, coque) proposé sans garanties vis-à-vis du risque de déforestation.

Lever les incertitudes en l’absence de garanties

Actuellement, sur les 3,5 Mt de soja importé en France (campagne 2019-2020), dont 2,2 Mt en provenance du Brésil, seuls 15 % sont couverts par une certification « non déforestant » reconnue, selon Duralim. L’observatoire a donc pour objectif d’apporter des informations vérifiables par tous et qui permettront de lever les incertitudes sur plus de 2 Mt sans aucune garantie. Sa feuille de route : sourcer les importations en provenance de zones géographiques où le risque de déforestation est clairement identifié. « 60 % du soja brésilien est importé directement, rappelle Jean-François Arnauld, président de Duralim et éleveur en Charente-Maritime. Les importateurs présents au sein de Duralim ont la capacité de sourcer son origine et les ports de chargement. La difficulté consiste à tracer les flux qui transitent par d’autres pays, principalement l’Espagne et la Belgique. » En Europe, la France apparaît très en avance sur ce dossier. Pour autant, pas question d’envisager la mise en place d’un label, à l’instar du non-OGM, pour ne pas faire supporter des surcoûts à l’ensemble des filières d’élevage dans un environnement concurrentiel. La France ne représente en effet que 1,5 % en volume des exportations brésiliennes­. Difficile dans ces conditions de prétendre influer sur son mode de production. À ce stade, le coût de l’opération est estimé entre 20 et 70 M€, « soit quelques centimes pour le consommateur final ».

Jérôme Pezon
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