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Sodiaal tire la sonnette d’alarme

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« Certaines enseignes sont ouvertes pour discuter, d’autres moins. Cela va être une rude bataille pour faire valoir nos intérêts dans la problématique globale du pouvoir d’achat des consommateurs », expliquent, dans un courrier, Damien Lacombe, président de Sodiaal et les huit présidents de région de la coopérative.

Dans un courrier à ses sociétaires, Sodiaal redit tout l’enjeu des négociations en cours avec les GMS pour être en mesure de payer un prix du lait à la hauteur de l’inflation des charges… L’occasion de dire aussi que certaines enseignes rechignent à accepter les hausses de tarifs nécessaires.

La coopération laitière a déjà eu l’occasion en fin d’année d’expliquer que les négociations commerciales en cours avec les GMS seraient déterminantes pour le prix du lait 2022. C’est aujourd’hui Sodiaal, la première d’entre elles, qui remonte au créneau via une lettre d’information et d’alerte à l’adresse de ses 17 700 sociétaires, signée par son président...
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La coopération laitière a déjà eu l’occasion en fin d’année d’expliquer que les négociations commerciales en cours avec les GMS seraient déterminantes pour le prix du lait 2022. C’est aujourd’hui Sodiaal, la première d’entre elles, qui remonte au créneau via une lettre d’information et d’alerte à l’adresse de ses 17 700 sociétaires, signée par son président et ses huit présidents de région.

Ils leur redisent toute l’implication des équipes commerciales de la coopérative pour obtenir les hausses de prix nécessaires afin d’être en mesure de payer un prix du lait en phase avec l’inflation sans précédent qui affecte tous les postes de charges des exploitations. « Vous le savez, l’année 2021 et l’année 2022 se placent sous le signe d’inflations exceptionnelles tant au niveau de nos exploitations que de notre coopérative. Que ce soient les céréales, le soja, les engrais, les services, le fuel, le gaz, l’électricité, les emballages, les transports… tout flambe dans des proportions jamais vues. Pour Sodiaal, c’est un véritable mur d’inflation qui est devant nous. La rentabilité de la coopérative ne nous permet pas d’absorber de tels montants et notre équation est donc simple : si on ne répercute pas ces inflations sur les tarifs de l’ensemble de nos produits alors nous aurons rapidement une situation délicate à gérer. » Traduisez plus crûment que si le marché n’accepte pas les hausses de tarifs demandées, la coopérative n’aura pas les moyens de bien mieux payer ses adhérents.

Certaines enseignes peu enclines à accepter des hausses de tarif

À la lecture de ce courrier, on croit comprendre que la coopérative réussit aujourd’hui plus ou moins à adapter en permanence ses tarifs en ce qui concerne les secteurs de la RHF, de l’industrie IAA et de l’export (drainant 40 % du lait Sodiaal) et le secteur des commodités beurre-poudre (20 % de son lait). En revanche, le marché de PGC, capital pour elle avec 40 % de son lait, apparaît bien plus problématique. En cause les négociations commerciales avec la grande distribution ou, du moins, certaines de ses enseignes.

« Les négociations avec les grandes enseignes ont débuté et notre message est clair : nous devons impérativement répercuter l’ensemble de nos inflations dans nos tarifs pour nos propres marques (Candia, Entremont, Yoplait) mais également pour les marques distributeurs le plus vite possible pour pouvoir payer notre lait à sa juste valeur. Certaines de ces enseignes sont ouvertes pour discuter, d’autres moins et, comme vous pouvez l’imaginer, cela va être une rude bataille pour faire valoir nos intérêts dans la problématique globale du pouvoir d’achat des consommateurs. »

Jean-Michel Vocoret

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