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Egalim 2 doit doper le prix du lait, selon la FNPL

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La Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) attend une inflation sur les produits laitiers. © Agnès Massiot

Le prix du lait commercialisé sur le marché intérieur avait été revu à la hausse en 2019, à la suite de l’entrée en vigueur de la première loi Egalim. Mais l’engouement s’est tari en 2020 et 2021. Pour la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), « certains opérateurs se sont endormis » et la promulgation d’Egalim 2 doit renverser la vapeur.

« L’année suivant l’entrée en vigueur de la première loi Egalim, nous avons gagné 16,5 €/1 000 litres sur le lait commercialisé sur le marché intérieur, chiffre Daniel Perrin, le secrétaire général de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), le 4 novembre 2021. En 2020, le gain s’est limité à 1,6 €/1 000 litres. La crise sanitaire...
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« L’année suivant l’entrée en vigueur de la première loi Egalim, nous avons gagné 16,5 €/1 000 litres sur le lait commercialisé sur le marché intérieur, chiffre Daniel Perrin, le secrétaire général de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), le 4 novembre 2021. En 2020, le gain s’est limité à 1,6 €/1 000 litres. La crise sanitaire a sévi, mais nous avons évité le pire. En 2021, nous n’avons pas progressé. » Pour Thierry Roquefeuil, le président du syndicat, « certains opérateurs se sont endormis ».

> À lire aussi : Egalim 2, le contrat devient obligatoire en bovins et porcs castrés dès 2022 (02/11/2022)

La FNPL espère voir la situation se débloquer, avec la promulgation de la loi Egalim 2. « Le texte conforte l’idée selon laquelle nous devons partir de la rémunération de l’éleveur pour fixer le prix du produit final au consommateur », souligne Thierry Roquefeuil.

Systématiser la prise en compte des coûts de production

Ghislain de Viron, le premier vice-président de la FNPL, insiste sur l’obligation d’indexer le prix du lait valorisé sur le marché intérieur au prix de revient des producteurs. Dans les coopératives, « une régulation est possible, car les règles de rémunération sont différentes, mais le prix final annuel doit répondre aux exigences de la loi Egalim ».

À propos de l’indicateur interprofessionnel du prix de revient des éleveurs laitiers, « la valeur de référence va bientôt être réactualisée, indique Daniel Perrin. Mais les données comptables intégrées au calcul s’arrêtent au 31 mars 2021. La flambée des charges que nous connaissons aujourd’hui ne sera pas encore visible. »

L’indicateur de 2021 devrait donc ressembler à son prédécesseur, établi à 403 €/1 000 litres pour un système conventionnel de plaine. Ghislain de Viron conseille aux différents opérateurs de se référer, en complément, à des indicateurs mensuels plus réactifs à l’image de l’Ipampa lait de vache.

Suppression de la clause d’environnement

Le syndicat se félicite également de la suppression de la clause d’environnement dans les contrats laitiers, actée par Egalim 2. « Une faiblesse corrigée » car cela « permettait aux laiteries d’aligner leur prix du lait sur le moins-disant », relève Daniel Perrin.

À l’aval, le syndicat souligne le fait que « les négociations sur les marques de distributeurs (MDD) seront soumises aux mêmes règles que celles sur les marques nationales ».

Le syndicat compte prochainement aller à la rencontre des différentes enseignes de distribution, pour prendre le pouls, et réaffirmer le fait que « la rémunération des producteurs de lait n’est pas l’ennemi du pouvoir d’achat » car « 1 centime de plus sur un yaourt de 125 g correspond à une revalorisation de 99 € sur 1 000 litres de lait ».

« Le prix du lait allemand se redresse et la valorisation beurre-poudre progresse. Tous les feux sont au vert, conclut Daniel Perrin. La juste application de la loi Egalim est indispensable pour dynamiser le tout, et faire face à la crise des matières premières. Il est incompréhensible de devoir ouvrir des cellules de crise pour les producteurs, en cette période. »

Alexandra Courty
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