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Eurial voit la vie en blanc

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Ingrédients. Eurial a choisi d’investir 200 M€ dans ses ingrédients. Au vu de la tendance des marchés, elle ne regrette pas. L’usine de mozzarella de Luçon (Vendée) fait partie du programme. Elle vient de reprendre son activité, après un incendie. © Agrial

Optimisme. Selon Eurial, le palier des 400 €/1 000 l de prix de base est franchi. Les voyants sont au vert pour que ce soit durable.

C’est l’année du bilan. Il y a trois ans, Eurial, la branche lait d’Agrial, s’était donné une feuille de route : payer le lait en moyenne 10 € à 15 €/1 000 l de plus, et ainsi se rapprocher des leaders Lactalis, Sodiaal, Savencia et Laïta. Elle a engagé une politique d’investissements qui va totaliser 200 M€, une fois réalisés ceux sur la beurrerie de Bellevigny (Vendé...
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C’est l’année du bilan. Il y a trois ans, Eurial, la branche lait d’Agrial, s’était donné une feuille de route : payer le lait en moyenne 10 € à 15 €/1 000 l de plus, et ainsi se rapprocher des leaders Lactalis, Sodiaal, Savencia et Laïta. Elle a engagé une politique d’investissements qui va totaliser 200 M€, une fois réalisés ceux sur la beurrerie de Bellevigny (Vendée). Soutenu par l’embellie des cours, le pari est en voie d’être gagné. Selon notre observatoire en Bretagne, pour la première fois en avril, elle est passée devant ses quatre concurrents en prix moyen/12 mois, à 387,58 € (de 0,92 € à 5,55 € de plus).

Prix de base 2022 : au moins 410 € visés

En 2022, Eurial vise un prix de base d’au moins 410 €/1 000 l. « Je ne regrette pas les choix faits sur le renforcement de notre partie ingrédients, affirme Pascal Le Brun, président de la branche lait. Avec seulement 15 % de PGC France dans notre mix-produit (1), le marché français est déjà occupé par les grands opérateurs. Cela ne nous empêche pas de travailler à conforter notre place, par exemple avec notre gamme Grand Fermage en cours de développement. »

De même, sous la poussée de l’inflation, l’arbitrage d’une partie des consommateurs vers des produits standards confirme sa position prudente vis-à-vis des produits segmentés. « Nous défendons le socle interprofessionnel. Au-delà, un surplus de valorisation doit accompagner le cahier des charges. C’est ce que nous faisons avec notre lait UHT Agrilait et Bleu-Blanc-Cœur, et bientôt avec le beurre AOP Charentes-Poitou sans OGM. »

Excédents : c’est fini

Avec 25 % d’ingrédients et 20 % de PGC export (1) à majorité en mozzarella, le mix-produit n’en reste pas moins exposé à la volatilité des marchés. « Nous diversifions les clients et les destinations, répond Pascal Le Brun. Ainsi en caséine, nous sommes moins dépendants de la Russie qu’il y a quatre ans. » Les fabrications de mozzarella s’éloignent également de l’ingrédient basique. Plus de la moitié sont sous marque Maestrella et Cantadora. L’usine de Luçon (Vendée), qui redémarre après son incendie en 2020, va en produire en petits sachets pour les GMS et l’export. Sa capacité augmentée de 50 Ml va absorber les excédents. « Passé le pic de printemps, nous n’en aurons plus. Le but aujourd’hui est de maintenir les 2,1 Mds de litres conventionnels. » Et le président d’Eurial d’ajouter : « Le palier des 400 € de prix de base est franchi. Espérons qu’il soit durable. La demande mondiale est forte et la production ne repart pas. »

Claire Hue

(1) Mix-produit d’Eurial : 15 % de PGC France, 15 % de PGC export, 25 % d’ingrédients, et 40 % de collecte pour Savencia.

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