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Le prix du lait estival en mode stand-by

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Sodiaal. L’annonce par Sodiaal de ses prix du T3 a été l’alibi idéal pour Lactalis de mettre également en sourdine sa formule de prix et Savencia de se placer en position d’attente.

C’était le risque de voir Sodiaal mettre en sourdine, début juillet, sa formule de prix du lait et annoncer la couleur pour le trimestre… Et surtout à un niveau de prix faible, hors retour de saisonnalité et sans l’effet booster du lait B sur août et septembre, 100 % du lait étant alors payé en A comme c’est la règle Sodiaal. En juillet, ses sociétaires de Bretagne Pays de la Loire se sont ainsi contenté...
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C’était le risque de voir Sodiaal mettre en sourdine, début juillet, sa formule de prix du lait et annoncer la couleur pour le trimestre… Et surtout à un niveau de prix faible, hors retour de saisonnalité et sans l’effet booster du lait B sur août et septembre, 100 % du lait étant alors payé en A comme c’est la règle Sodiaal. En juillet, ses sociétaires de Bretagne Pays de la Loire se sont ainsi contentés d’un prix de base de 402 €/1 000 l en A et 533 € en B, soit 415,10 € avec 90 % de A et 10 % de B. En août et septembre, avec 9 € de retour de saisonnalité, c’est sur la base d’un 412 et 416 €/1 000 l qu’ils ont été payés (38/32, hors froid). Et le miracle n’a pas eu lieu. Lactalis a suivi Sodiaal s’asseyant sur ses formules de prix au prétexte de la concurrence. Résultat : un prix de base sur juillet-août-septembre aligné sur mai et juin. Ce qui donne pour l’APLBL-Unell un 430,30 €… a minima 12, 17 et 24 € de moins, selon notre estimation, que sa formule, mais 15, 27 et 23 € de plus que Sodiaal (hors saisonnalité).

Savencia, de son côté, a adopté une stratégie attentiste et fait le minimum syndical au même prétexte de ne pas se déconnecter de la concurrence. Pas de prix annoncé au trimestre, donc, comme à son habitude, mais au mois le mois… Et, toujours d’après sa propre formule pour les Sunlait. Ce qui donne pour l’OP Cleps 451,30 € (38/32) pour juillet, août et septembre. Même stratégie attentiste chez Agrial Eurial, mieux disant des leaders de l’industrie derrière Savencia au T3, à 441,66 € (38/32) avec un + 5 € en septembre.

Des GMS refusent les hausses de coût des laiteries

Faut-il pour autant blâmer Sodiaal et tirer à boulets rouges dessus comme on l’a vu cet été sur les réseaux sociaux et ailleurs ? Pas sûr. Le vrai responsable de ce prix national qui stagne chez les leaders de notre industrie quand il s’envole en Allemagne ou aux Pays-Bas (voir infographie), ce sont les GMS… Elles auraient bien accepté les hausses demandées par les entreprises sur le prix du lait à payer aux producteurs, mais refuseraient inexorablement celles des transformateurs pourtant indéniables (énergie, emballages). Si c’est Sodiaal qui le premier a mis les pieds dans le plat en suspendant sa formule de prix, c’est à l’évidence tout simplement car le groupe est financièrement incapable de faire le tampon. Rappelons que Sodiaal n’a pas le même mix produit PGC France qu’un Lactalis ou un Savencia, avec une part bien plus forte de MDD, génératrices d’une moindre valeur ajoutée. Et surtout, le numéro un de la coopération laitière est toujours désespérément à la recherche de sa rentabilité.

Jean-Michel Vocoret
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