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La Coopal se rebiffe

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Jacques Cornelissen. explique celui qui, à la tête de la Coopal, s’empoigne avec la SLVA. © J.-M. Vocoret

Bataille. La Coopérative agricole Auvergne-Limousin tient tête depuis deux ans et demi à la SLVA pour un meilleur prix du lait.

Le temps où la Coopal était docile avec sa laiterie est révolu. C’est à la Société laitière des volcans d’Auvergne (SLVA), qu’elle livre son lait, une filiale de Terra Lacta qui le conditionne à Theix (Puy-de-Dôme) et Auzances (Creuse), et sous-traite 100 % de sa mise en marché à Orlait pilotée par Sodiaal. La bascule s’est faite en 2018, qui voit un nouveau bureau s’installer...
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Le temps où la Coopal était docile avec sa laiterie est révolu. C’est à la Société laitière des volcans d’Auvergne (SLVA), qu’elle livre son lait, une filiale de Terra Lacta qui le conditionne à Theix (Puy-de-Dôme) et Auzances (Creuse), et sous-traite 100 % de sa mise en marché à Orlait pilotée par Sodiaal. La bascule s’est faite en 2018, qui voit un nouveau bureau s’installer avec une priorité : redonner de la valeur au lait de montagne, soit 83 % de sa collecte. « Nous en étions arrivés à être parmi les moins payés de France. Ce n’était plus tenable », explique Jacques Cornelissen, son président.

La facturation reprise en main

À l’annonce par Terra Lacta, à la fin 2018, d’une facturation des paies de lait jugée trop élevée, la Coopal crée la surprise : elle répond par la reprise en main de cette tâche. Première étape. La seconde se fait par l’entremise de la FNPL, une rencontre avec Carrefour et, à la clef, un contrat tripartite Coopal-Carrefour-Orlait. Il porte sur 30 des 120 Ml collectés, avec l’engagement d’un prix de base de 385 € répercuté à l’amont. De quoi booster le prix du lait tout en forçant la main à SLVA, pense la Coopal. C’est sans compter sur son contrat, ne portant que sur les volumes, pas sur le prix. Résultat : l’effort consenti par Carrefour est noyé dans la masse et les producteurs n’en voient pas vraiment la couleur. Un nouveau bras de fer s’engage sous l’égide du médiateur. Il aboutit, à l’automne 2019, à une proposition d’accord partiel réduisant sérieusement le volume collecté mais ne portant toujours pas sur les prix. La Coopal, qui a foi en son lait de montagne, prend le risque de signer. Charge à elle de trouver des clients à ce lait dont la SLVA ne veut pas.

Un avenant sur le prix signé, mais pas respecté

Fin janvier 2020, la Coopal, fidèle à l’accord, informe que sur ses 120 Ml historiques, 21 Ml seront désormais collectés par un tiers et vendus à LSDH, Dischamps, la Société fromagère du Livradois et Volcalis. Et que 10 Ml restent à placer. Conséquence directe : la SLVA revient à la table et signe, en avril, un avenant au contrat. Il l’engage pour trois ans, non plus sur le volume réduit mais sur les 90 Ml des 325 producteurs restants. Et surtout, il intègre un accord sur un prix de base moyen annuel de 350 € (hors prime montagne de 9,20 €), variant selon le prix du lait UHT, la cotation beurre et l’index Ipampa… Et ce prix moyen inclut et distingue tous les volumes SLVA vendus par Orlait, qu’ils soient UHT conventionnel ou lait de montagne (30 Ml à Carrefour, 7,5 Ml à Leclerc). L’accord sera bien respecté jusqu’à l’été (période où la saisonnalité prévue le plafonne à 340 €). Mais depuis août, la SLVA dit ne plus pouvoir le suivre, avec 20 € qui manquent. Le combat n’est donc pas terminé…

Jean-Michel Vocoret
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