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Des appels à la régulation pour préserver la valeur

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Tendance. Le décalage entre collecte et consommation incite des laiteries à faire une pause dans les conversions en 2021.

le prix du lait bio payé en 2020 aux producteurs a cédé à peine 1 €, à 480 €/1 000 l, selon FranceAgriMer. Cette préservation de la valeur constitue une performance honorable pour une filière en croissance encore contrainte de déclasser une partie de sa collecte, notamment la matière protéique, et soumise aux turbulences liées au Covid-19. Si les ventes de produits laitiers bio simples...
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le prix du lait bio payé en 2020 aux producteurs a cédé à peine 1 €, à 480 €/1 000 l, selon FranceAgriMer. Cette préservation de la valeur constitue une performance honorable pour une filière en croissance encore contrainte de déclasser une partie de sa collecte, notamment la matière protéique, et soumise aux turbulences liées au Covid-19. Si les ventes de produits laitiers bio simples tels que le lait liquide, le beurre ou la crème ont été boostées en début d’année et lors du premier confinement, les effets de la crise ont commencé à se faire sentir passé cette période. À l’image de l’ultrafrais, dont les ventes ont reculé de 7 %, la croissance de la consommation peine à suivre le rythme d’une collecte qui a encore connu une hausse supérieure à 100 Ml (+12 %).

Un risque de déclassement croissant en filière conventionnelle

Face au risque de déclassement du lait en filière conventionnelle, des acteurs de la filière appellent à la régulation pour maintenir la valorisation du lait bio en 2021 et les années suivantes. Ainsi, Biolait (298 Ml), reconduit son dispositif d’incitation financière à réduire les livraisons en avril, mai et juin. L’OP transversale Seine-Loire, qui regroupe 430 exploitations livrant l’équivalent de 155 Ml à six laiteries privées du nord-ouest de la France, appelle tous ses adhérents à une modération des volumes en 2021, avec l’objectif de baisser collectivement de 5 % les livraisons en avril-mai afin a minima de maintenir le prix moyen annuel de 2021.

Lactalis annonce une pause dans les conversions­ cette année et appelle à contenir­ la production en avril-mai, sans objectif chiffré ni mesure contraignante. « Nous voulons alerter sur le taux de déclassement croissant dans un marché qui évolue moins vite que les conversions, indique Fabien Choiseau, directeur des approvisionnements. Ce déséquilibre entraîne une pression à la baisse sur le prix du lait bio lors des négociations commerciales, sur un marché concurrentiel où des opérateurs se positionnent avec des pratiques commerciales agressives pour placer des volumes. »

Les coopératives Sodiaal et Agrial (128 Ml) annoncent également une pause dans les conversions et invitent à modérer les volumes. « Le risque de déclassement, estimé entre 10 et 15 Ml, concerne surtout la protéine­ et c’est pourquoi nous relayons ce message de modération à tous nos partenaires, souligne Bruno Martel, président du conseil spécialisé lait bio d’Agrial, qui se veut malgré tout confiant. Si chacun joue le jeu, et en acceptant un peu de déclassement, nous retrouverons une meilleure visibilité au terme de cette année. De quoi nous permettre de maintenir l’objectif de 200 Ml collectés à l’horizon 2025, tout en préservant une exigence de conservation de la valorisation du lait bio. »

jérôme pezon
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