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Besnier « reste confiant sur la hausse du prix du lait »

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Le PDG de Lactalis, Emmanuel Besnier, donne sa vision du marché du lait devant les Assises de l’agriculture, le 3 décembre 2021 à Nantes. © Rosanne Aries

Emmanuel Besnier, PDG de Lactalis, est sorti du bois le 3 décembre 2021, en intervenant lors des Assises de l’agriculture organisées à Nantes.

À l’occasion des Assises de l’agriculture, animée le 3 décembre 2020 par Ouest-France à Nantes, Emmanuel Besnier, le PDG de Lactalis, s’est « exposé » pendant trente minutes. Une rareté. Extraits de cette intervention.
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À l’occasion des Assises de l’agriculture, animée le 3 décembre 2020 par Ouest-France à Nantes, Emmanuel Besnier, le PDG de Lactalis, s’est « exposé » pendant trente minutes. Une rareté. Extraits de cette intervention.

Sur le prix du lait

« On est parti sur une base d’augmentation du prix du lait. Le prix du lait va augmenter. Les coûts de production vont aussi augmenter parce que le consommateur demande un certain nombre de choses. Tous ces phénomènes comme la décarbonation, ont un prix, donc il y aura un impact. Et il y a aussi un désir de mieux valoriser la production agricole. Donc, moi, je reste confiant sur l’augmentation du prix du lait. »

« Il y a eu une grande crise du prix du lait en 2016 qui a permis à tous les acteurs de comprendre qu’on était dans un système qu’il fallait changer. On a été parmi les premiers industriels à intégrer les coûts de production dans le prix du lait. Donc on a aussi changé notre vision de la détermination du prix du lait. Avec une partie de produits vendus en France qui permet une meilleure revalorisation. »

« On considère que la recette d’une ferme laitière, c’est à la fois les prix, mais aussi les volumes. Cette meilleure valorisation sur le marché français permet d’accuser les hauts et les bas sur les produits soumis à la concurrence internationale. C’est un modèle qui marche plutôt bien. Car cette année, ce sont les marchés internationaux qui vont porter le prix du lait à la hausse. »

Sur le marché laitier mondial

« Le secteur laitier reste un secteur en croissance continue, avec toujours une bonne demande mondiale et avec une offre qui plutôt baisse cette année. Et avec une tension sur les prix, une remontée forte sur les prix. On reste très confiant sur un développement à long terme du marché laitier au niveau mondial. »

Sur la proximité avec les producteurs de lait

« Notre entreprise est très rurale, y compris notre siège. On collecte dans 70 départements, on a plus de 60 sites en France, nos salariés vivent dans les campagnes. On est par essence un groupe de collecte et de transformation de lait. Donc on a beaucoup de proximité avec les producteurs de lait. »

Sur le bio

« Conjoncturellement, on a une baisse de la demande aujourd’hui avec des conversions qui continuent à arriver. Il y a un marché à court terme très déséquilibré. Mais le marché du lait bio va se développer. On croit à sa croissance. On est convaincu qu’il faut adapter l’offre de la production laitière à la demande de nos consommateurs. Donc il faut faire en sorte de ne pas déséquilibrer le marché bio. Il faut donc qu’on adapte un petit peu l’offre et la demande. »

Sur la déprise laitière

« Il faut inciter les jeunes à s’installer. On était sur une déprise en France de 2 % compensée par des volumes en augmentation. Aujourd’hui, la déprise en France a augmenté de 1 % sans compensation sur les volumes. La collecte est en légère baisse de 1 % en France. L’enjeu, c’est celui du renouvellement de la génération. »

Sur l’impact carbone

Lactalis mène un travail pour réduire le poids du carbone sur des produits. « On travaille sur ce sujet, notamment avec le Cniel pour faire baisser notre impact carbone. »

Sur le Nutri-score

Le groupe laitier réfléchit aussi à l’étiquetage de ses produits. Mais « on ne pense pas que le Nutri-score soit la bonne information. Parce que notamment il raisonne pour le fromage à la portion de 100 g. Alors que nous sommes davantage sur des portions de 20 grammes. Une bonne nutrition, c’est aussi une question de régime alimentaire. Le Nutri-score est assez réducteur, assez simpliste, il faut le faire évoluer sur quelque chose de plus complet et de plus intéressant pour le consommateur. »

Rosanne Aries
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