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Ralentissement de la production laitière européenne en vue

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La montée des préoccupations environnementales joue en faveur du développement des systèmes d’élevage extensifs. © Cédric Faimali/GFA

Les prévisions de la Commission européenne tablent sur un ralentissement de la croissance de la production laitière du Vieux Continent. Le taux de croissance annuel ne devrait pas excéder les 0,5 %, sur les dix prochaines années. Malgré tout, l’Europe devrait rester la première plateforme commerciale mondiale pour les produits laitiers.

Sur les dix prochaines années, « la croissance annuelle de la production laitière européenne pourrait ralentir à 0,5 %, pour atteindre environ 162 millions de tonnes en 2031 », prévoit la Commission européenne, dans ses prospectives agricoles pour 2021-2031.
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Sur les dix prochaines années, « la croissance annuelle de la production laitière européenne pourrait ralentir à 0,5 %, pour atteindre environ 162 millions de tonnes en 2031 », prévoit la Commission européenne, dans ses prospectives agricoles pour 2021-2031.

À lire aussi : La France laitière reste sur la première marche du podium (23/12/2021)

Ce ralentissement s’explique notamment par la baisse continue et attendue du cheptel laitier européen. Selon la Commission, il devrait être amputé de 1,5 million de vaches d’ici à 2031. Le nombre d’éleveurs n’a de cesse de dégringoler et les préoccupations et réglementations environnementales appellent à maîtriser le taux de renouvellement dans les troupeaux.

Une production de lait bio toujours dynamique

En parallèle, la montée des préoccupations environnementales devrait soutenir le développement des systèmes d’élevages extensifs. Une évolution qui devrait ralentir la progression du rendement laitier moyen des vaches européennes (+1,2 % par an).

À lire aussi : « Une crise du lait bio très française » (05/01/2022)

Dans le cas du lait bio, le cheptel et la collecte sont attendus à la hausse. « Le lait bio représentait environ 3,5 % de la production laitière européenne en 2019, estime la Commission. Cette proportion pourrait atteindre 8 % en 2031. » Le cheptel est appelé à doubler sur la même période. La survenue d’aléas climatiques pourrait toutefois mettre à mal cette prévision.

La croissance décennale, bien que modeste, de la production laitière européenne devrait profiter en premier lieu aux fabrications de fromages, « qui génèrent la plus forte valeur ». Les poudres maigres et grasses suivront de près.

Acteur commercial de premier plan

Malgré cette perte de vitesse sur l’échelon production, « l’Union européenne restera le plus grand fournisseur du marché laitier mondial (30 % des échanges mondiaux en 2031) », assure le rapport.

« L’expansion commerciale » de sa plus grande rivale, la Nouvelle-Zélande, sera limitée par la stabilisation de la production laitière locale. Il faudra en revanche garder un œil sur les États-Unis, où la forte croissance de la collecte laitière « pourrait créer des tensions sur le marché des commodités ».

L’Asie continuera à booster la demande mondiale, dans les années à venir. Une tendance qui s’explique par « l’augmentation des revenus et l’occidentalisation des régimes. » En Chine, la Commission voit en l’exportation de poudre de lait infantile bio une formidable opportunité pour les opérateurs européens.

À lire aussi : L’élevage laitier breton est à un tournant (22/12/2021)

Alexandra Courty
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