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Vente de crédits carbone : ça bouge

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La vente de crédits carbone en est plus qu’à ses premiers pas. En mars dernier, le ministère de la Transition écologique a labellisé « bas carbone » les 137 000 tonnes d’équivalents C02 proposés par 301 producteurs laitiers et allaitants, soit 455 t par exploitation. Ils sont fédérés par 20 porteurs de projet (Sodiaal, AOPEN Dairy, OP Danone Sud-Est, Eilyps, BCEL Ouest, des chambres d&rsquo...
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La vente de crédits carbone en est plus qu’à ses premiers pas. En mars dernier, le ministère de la Transition écologique a labellisé « bas carbone » les 137 000 tonnes d’équivalents C02 proposés par 301 producteurs laitiers et allaitants, soit 455 t par exploitation. Ils sont fédérés par 20 porteurs de projet (Sodiaal, AOPEN Dairy, OP Danone Sud-Est, Eilyps, BCEL Ouest, des chambres d’agriculture, etc.). Après vérification, France Carbon Agri Association (FCAA) (1), qui agrège les dossiers, les avait transmis au ministère. « À ce jour, FCAA en a potentiellement vendu 25 %, indique Jean-Baptiste Dollé, d’Idele. Cela peut paraître minime mais je ne suis pas inquiet. D’une part, la démarche s’étale sur cinq ans, donc la vente des crédits carbone aussi. D’autre part, ça bouge en ce moment. Cela peut aller très vite. » Le Crédit Agricole, la Caisse des dépôts ou encore la Métropole de Bordeaux font partie des premiers acheteurs. FCAA a répondu début juin à un appel à projet du secteur immobilier pour 50 000 t. De même, elle vient d’être contactée par le secteur du luxe suisse. « Les entreprises et les collectivités territoriales s’adressent directement à FCAA ou passent par des apporteurs d’affaires qui se rémunèrent sur le service apporté. » La tonne de CO2 est vendue 38 €, dont 30 € reviennent au producteur, 5 € au porteur de projet et 3 € à FCAA. La transparence financière de FCAA sera garantie par un commissaire aux comptes.

En moyenne 12 000 € par exploitation

« Pour une ferme à 400 tonnes, cela représente 12 000 €. Le producteur perçoit 40 % la troisième année du programme, et le solde au terme des cinq ans, explique Jean-Baptiste Dollé. Pour cela, le porteur du projet vérifiera la mise en œuvre des actions de réduction de l’empreinte carbone définie par le niveau 2 du diagnostic CAP’2ER. » Et déjà, un deuxième appel à projet est sur les rails. FCAA va déposer à l’automne au ministère de la Transition écologique les dossiers de 1 300 producteurs fédérés par 56 porteurs de projet, pour un total de 400 000 à 450 000 t de CO2. On y retrouve les entreprises Lactalis, Agrial, Sodiaal, Terra Lacta, Terrena­ mais aussi des OP, des organismes de conseils ou des FDSEA.

Claire Hue

(1) Créée à l’initiative des JA et des branches élevage de la FNSEA, FCAA fait le lien entre les porteurs de projet et le ministère de la Transition écologique, mais aussi entre les vendeurs et les acheteurs de crédits carbone.

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