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Les AOP-IGP de Savoie et Franche-Comté surfent sur une bonne dynamique

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La nouvelle Maison du comté, ouverte ce printemps à Poligny (Jura), illustre la réussite collective de la filière AOP. Trois bâtiments en bois symbolisent les trois maillons de la filière : producteurs, fromagers, affineurs. © A. B.

Redressement. Les filières fromagères AOP franc-comtoises et savoyardes sortent renforcées de la crise du Covid-19.

Un an et demi après le premier confinement du printemps 2020 et les frayeurs induites par la fermeture brutale des débouchés traditionnels (rayons coupes des supermarchés, restauration hors foyers…), la situation des AOP et IGP de Franche-Comté et des Savoie s’est spectaculairement redressée, grâce à l’adaptation des opérateurs, le rééquilibrage des circuits de distribution (développement du libre-service)...
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Un an et demi après le premier confinement du printemps 2020 et les frayeurs induites par la fermeture brutale des débouchés traditionnels (rayons coupes des supermarchés, restauration hors foyers…), la situation des AOP et IGP de Franche-Comté et des Savoie s’est spectaculairement redressée, grâce à l’adaptation des opérateurs, le rééquilibrage des circuits de distribution (développement du libre-service), une communication accrue sur les réseaux sociaux et les efforts d’innovation. « Le fait que notre fromage se consomme de façon variée (tartiné chaud, fondue, raclette) a boosté nos ventes », note Joël Alpy, président de l’AOP morbier.

À tel point qu’aujourd’hui, certaines filières font face à un manque d’offre. La petite filière abondance AOP (3 500 tonnes) a ainsi du mal à répondre à une demande record (+ 7,8 % en 2020). « La situation est très tendue à la fois pour les abondances fermiers et laitiers, souligne Joël Vindret, l’animateur de l’ODG. On s’efforce de reconstituer nos stocks. »

Tout comme le reblochon et le beaufort AOP, les trois IGP savoyardes emmental, raclette et tomme ont abordé la saison touristique estivale avec optimisme. Elles représentent 166 millions de litres de lait collectés dans 700 exploitations et transformés dans 30 fruitières. Sur le territoire, les points de vente se sont multipliés et développés, notamment dans les zones les plus fréquentées, en complément de la vente directe dans les fermes et les fruitières.

La demande est aussi très soutenue en Franche-Comté. Première AOP fromagère française en volume, le comté a affiché en 2020 une progression de + 4,2 % de ses ventes (59 735 tonnes). Tous les segments de commercialisation, aussi bien la distribution traditionnelle que le libre-service, ont retrouvé leur équilibre d’avant crise. Et la tendance se maintient en 2021.

Dans la bonne direction pour répondre à la demande

« Les producteurs ont été responsables, les affineurs ont fait preuve d’agilité pour répondre aux évolutions des modes de consommation. Pour l’avenir, nous avons un regard confiant mais vigilant », commente Alain Mathieu, du CIGC (Comité interprofessionnel du comté).

Engagée dans une nouvelle modification de son cahier des charges, plus restrictive en matière de production et de protection de l’environnement (1), la filière estime qu’elle est dans la bonne direction pour répondre à la demande des marchés et de la société.

Soixante-trois ans après l’obtention de l’AOP, le comté s’apprête à célébrer la réussite collective en rassemblant en 2022 l’ensemble des acteurs de la filière et de son territoire. Avoir surmonté une telle crise a renforcé les collectifs et généré un sentiment de fierté et de force.

Anne Bréhier

(1) + 30 % de surface supplémentaire par vache (pour la porter à 1,3 ha/VL/an), baisse de 20 % des apports azotés sous forme de lisier, plan d’épandage par parcelle, limitation du nombre d’animaux par producteur et de la taille des ateliers.

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