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La « ferme des 1000 vaches » cesse son activité laitière

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La Ferme des mille vaches cessera son activité laitière en janvier 2021. © C. Faimali/GFA

L’activité laitière de la ferme des « milles vaches » située dans la Somme cessera le premier janvier du fait d’un arrêt de la collecte laitière par son opérateur belge mais aussi au climat polémique qui entourait la ferme.

Le vendredi 4 décembre 2020, les responsables de la ferme dite « des 1 000 vaches », située à Buigny-Saint-Maclou et Drucat, près d’Abbeville dans la Somme, ont annoncé qu’ils allaient cesser le 1er janvier prochain l’activité laitière.
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Le vendredi 4 décembre 2020, les responsables de la ferme dite « des 1 000 vaches », située à Buigny-Saint-Maclou et Drucat, près d’Abbeville dans la Somme, ont annoncé qu’ils allaient cesser le 1er janvier prochain l’activité laitière.

Cette décision a été causée par divers facteurs défavorables. L’histoire a débuté il y a six ans, quand les exploitants ont obtenu un permis de construire pour une étable de mille vaches et une autorisation d’exploiter pour « seulement 500 vaches ».

La lenteur administrative et le climat délétère mis en cause

« Cela fait six ans que nous attendons une autorisation d’exploiter pour mille vaches et nous ne l’avons jamais eu, se désole une porte-parole de la ferme. Cette lenteur et un certain nombre d’opposants ont créé la polémique autour de la ferme. »

Face à cette polémique, les acteurs de la transformation laitière française sont restés sur la réserve et aucun n’est venu récolter le lait de la ferme. « Nous avons dû nous orienter vers Milcobel, un collecteur belge », explique la porte-parole. Or, ce dernier a annoncé sa volonté de recentrer son activité sur la Belgique.

Un projet pourtant « viable »

« La conjonction tous ces facteurs et le peu de visibilité que nous avons nous ont fait prendre décision arrêter l’activité laitière », résume la porte-parole. Désormais, l’équipe est partagée entre « la déception et la fierté d’avoir montré que cela pouvait fonctionner ». « Nous sommes satisfaits d’avoir montré qu’une autre voie et possible pour le monde agricole », se félicite la porte-parole.

Dans la presse, Novissen, le principal opposant au projet, s’est dit satisfait. « Ils disent qu’ils ont toujours affirmé que ce n’était pas viable, mais c’est faux : c’est viable et c’est important de le dire au milieu agricole. Les éleveurs qui cherchent à se regrouper ont besoin de ça. »

L’activité de la ferme se poursuit

L’activité laitière ne va cependant pas s’arrêter du jour au lendemain. Les vaches vont être progressivement taries grâce à une modification de leur alimentation. Le lait qu’elles produiront sera impropre à la consommation et utilisé pour nourrir les veaux. « Mais une partie du lait sera sans doute jeté », regrette la porte-parole. Les vaches seront ensuite vendues.

La porte-parole de la ferme précise qu’il ne s’agit pas d’un arrêt de l’ensemble des activités de la ferme mais plutôt une réorientation.

« Nous allons continuer à exploiter nos mille hectares de cultures et nous réfléchissons à la suite. Nous allons maintenir l’activité agricole sur le territoire, c’est certain. » Pour le moment, pour les vingt employés, aucun départ n’est prévu. Quant à l’étable des 1 000 vaches, l’équipe songe déjà à sa réorientation.

La confédération paysanne crie victoire

« Le temps nous a donné raison », se félicite la Confédération paysanne, opposée au projet depuis le premier jour. Le syndicat considère la fermeture de l’atelier laitier du site comme une « victoire contre un symbole de l’industrialisation de l’agriculture […] destructeur pour les paysan.ne.s, la vie des territoires et la planète. »

Mais son combat ne s’arrête pas là. « Quid désormais du devenir des terres agricoles de la structure, soit 1000 hectares ? La problématique d’accaparement des terres et des aides Pac est toujours présente alors que l’enjeu d’installer n’a jamais été aussi prégnant », appuie la Confédération paysanne dans un communiqué daté du 7 septembre 2020.

Marie-Astrid Batut

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