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Planètes alignées pour l’abondance AOP

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En déclin dans les années 1990, la filière du fromage abondance s’est structurée et développée grâce à l’AOP obtenue il y a trente ans. De 350 t, le tonnage est passé à 3 500 t en 2020 (dont 800 t sous dénomination fermière), avec des prix rémunérateurs pour les 237 producteurs (550 €/1 000 l pour les 163 laitiers livrant à des fruitières)...
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En déclin dans les années 1990, la filière du fromage abondance s’est structurée et développée grâce à l’AOP obtenue il y a trente ans. De 350 t, le tonnage est passé à 3 500 t en 2020 (dont 800 t sous dénomination fermière), avec des prix rémunérateurs pour les 237 producteurs (550 €/1 000 l pour les 163 laitiers livrant à des fruitières).

Ventes en hausse de 7,8 % en 2020

Outre la qualité du produit, cette situation est le fruit de choix collectifs : maîtrise de la production via les RRO (règles de régulation de l’offre) et limitation de la taille des ateliers (5 Ml pour les laitiers, 0,5 Ml pour les fermiers). Après la frayeur causée par le gel, lors du premier confinement, des augmentations de production prévues dans les RRO, 2020 s’est révélée positive. « Restés très dynamiques, les marchés­ ont progressé de 7,8 % », précise Alain Lamouille, président de l’ODG qui porte l’AOP. Du coup, en septembre, les droits à produire ont été rehaussés de 10 % afin de répondre à la demande. Commercialisé pour 60 % en GMS, en particulier dans les rayons à la coupe, et de plus en plus positionné comme un fromage haut de gamme, l’abondance bénéficie d’une demande croissante. « Une partie des consommateurs sont séduits par les valeurs de notre filière : origine, lait cru, territoire, produits de qualité. »

Autre bonne nouvelle : l’obtention d’un label STG – spécialité traditionnelle garantie – par le berthoud, une recette à base d’abondance, obligatoirement servie dans un plat individuel en porcelaine. Désormais protégé de tout risque d’usurpation, le berthoud offre la perspective d’un nouveau marché. Maintenir les exploitations existantes en favorisant leur reprise est l’enjeu de demain, alors que le foncier se raréfie dans la Haute-Savoie péri-urbanisée.

Une réflexion concernant le développement des capacités d’affinage des fromages a également été lancée.

Anne Bréhier
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