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La nouvelle fruitière de l’Ain dans les starting-blocks

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Racines. En créant une nouvelle coopérative à comté, les producteurs du Valromey renouent avec leur passé. Dans la région, la dernière fruitière avait fermé en 1991. © Thierry Petit

Comté. Mi-avril, la fromagerie coopérative montée de toutes pièces par les ex-Guilloteau commencera à fabriquer du comté.

«Sans Agrial-Eurial, notre fromagerie n’aurait jamais vu le jour, précise ironiquement Jérôme Berthier, éleveur laitier à Lochieu, dans l’Ain, et président de la nouvelle coopérative à comté de Virieu-le-Petit, à Arvière-en-Valromey. Leur proposition de prix du lait, en baisse et aligné sur celui de l’ouest de la France, inacceptable car ne nous laissant aucune perspective, a été...
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«Sans Agrial-Eurial, notre fromagerie n’aurait jamais vu le jour, précise ironiquement Jérôme Berthier, éleveur laitier à Lochieu, dans l’Ain, et président de la nouvelle coopérative à comté de Virieu-le-Petit, à Arvière-en-Valromey. Leur proposition de prix du lait, en baisse et aligné sur celui de l’ouest de la France, inacceptable car ne nous laissant aucune perspective, a été un détonateur pour nous, producteurs de lait en zone difficile de moyenne montagne(1). »

5,5 Ml traités, pour débuter

La fruitière va commencer par 5,5 millions de litres (dont 800 000 l en bio). Ils seront transformés en 300 tonnes de comté (affiné, à Nantua, par la maison Seignemartin), 200 t de raclette haut de gamme affinée sur place, du beurre, du fromage blanc, ainsi qu’une petite tomme locale bien identifiée. Malgré les sécheresses des dernières années, les 14 exploitations ont réussi à modifier leurs systèmes fourragers (fin de l’ensilage et du maïs, renforcement du pâturage).

La construction des 1 400 m2 de bâtiment a nécessité un investissement de 6 M€, subventionné à hauteur de 40 % par les différentes collectivités, et le Feader (UE-Région)… Des aides indispensables. Dans un premier temps, le lait ne sera payé aux producteurs que 450 €/1 000 l (TPQC). Un niveau très bas pour la filière comté, mais il faut constituer la trésorerie de la coopérative et rembourser les emprunts. « En contrepartie, nous sommes patrons chez nous, et les marges supplémentaires que nous dégagerons iront dans nos poches ! » s’enthousiasme Jérôme Berthier,

Concrétiser ce projet audacieux s’est avéré complexe : avec une station d’épuration autonome dimensionnée à 8 Ml, le dossier sanitaire a nécessité une étude de 275 pages ! Mais la mise en place a aussi été source de grandes satisfactions. Ainsi, alors que de nombreuses fruitières peinent à recruter le personnel dont elles ont besoin, quatre candidats se sont présentés pour le poste de fromager, motivés par la perspective de participer à la naissance d’un nouvel outil. Le professionnel recruté a participé chaque lundi matin aux réunions de chantier en mettant l’accent sur la facilité de nettoyage, la propreté-hygiène, et l’ergonomie.

Très bien accompagnées par la Fédération départementale des coopératives laitières et l’architecte, les entreprises se sont très fortement impliquées dans ce projet. « La valeur ajoutée va cette fois rester sur le territoire, se félicite Jérôme Berthier. Si une ou deux exploitations supplémentaires nous rejoignent, nos charges fixes pourraient se voir diluées. Nous avons tout pour être optimistes. Notre équipe, très unie, a le sentiment d’être actrice d’un renouveau. »

Anne Bréhier

(1) Voir L’Éleveur laitier de juin 2018 et janvier 2019.

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