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Vers une interdiction des buses palette

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Épandage. Utiliser une buse palette revient à la volatilisation de 30 % de l’azote ammoniacal du lisier, partie assimilable par la plante. Le gaz ammoniac est un précurseur de polluants atmosphériques. © Christian Watier
Le temps des buses palette est compté. Elles sont reconnues comme l’équipement d’épandage le plus émetteur d’ammoniac dans l’atmosphère. Or, elles sont majoritaires dans les élevages bovins français. Un arrêté de mai 2017 fixe leur interdiction à la vente en 2020 et la suppression de leur utilisation en 2025. Sur le terrain, rien ne change pour l’instant, mais le ministère de l’Agriculture...
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Le temps des buses palette est compté. Elles sont reconnues comme l’équipement d’épandage le plus émetteur d’ammoniac dans l’atmosphère. Or, elles sont majoritaires dans les élevages bovins français. Un arrêté de mai 2017 fixe leur interdiction à la vente en 2020 et la suppression de leur utilisation en 2025. Sur le terrain, rien ne change pour l’instant, mais le ministère de l’Agriculture est en cours de rédaction d’un plan d’actions qui va sortir prochainement. Une chose est sûre : si vous envisagez l’achat d’un système d’épandage de lisier, il faut s’orienter directement vers une rampe à pendillards ou un enfouisseur. « Leur surcoût par rapport à une buse palette est rapidement rentabilisé par l’azote non volatilisé », estime Hervé Masserot, de la FDCuma de Mayenne.

Cependant, pendillards et enfouisseurs ne sont pas utilisables partout. Le ministère devrait préciser les situations bénéficiant de dérogations. « Les prairies en zones de montagne pourraient en être une », suggère Élise Lorinquer, d’Idele. Consultés, Idele, la FNCuma et les chambres d’agriculture ont également défendu les effluents peu chargés en azote tels que les eaux de salle de traite et, pour faciliter la transition, l’enfouissement immédiat si l’épandage est fait par une buse palette.

Réduire les émissions, une nécessité

Les éleveurs et la France n’ont pas le choix. Près de la moitié des émissions nationales d’ammoniac provient de l’élevage bovin. Et la France s’est engagée à réduire de 4 % ses émissions d’ammoniac en 2020 par rapport à 2005, de 8 % en 2025 et de 13 % en 2030. La première étape ne sera pas atteinte, avec un risque de contentieux avec l’Europe et des plaintes contre l’État pour non-protection de la santé.

Claire Hue
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