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Mieux caractériser l’amidon du maïs

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Maïs grain. L’analyse granulométrique permet de calculer la dégradabilité théorique de l’amidon et de régler le broyeur afin d’obtenir suffisamment de particules fines. © D. Grémy

Rations. Que ce soit pour l’ensilage de maïs fourrage ou la complémentation en maïs grain, mieux connaître la dégradabilité ruminale de l’amidon permet de caler des rations plus précises, d’éviter les pertes et les déséquilibres métaboliques.

L’amidon est une source énergétique majeure dans l’alimentation des vaches laitières. Mais il n’est pas toujours bien valorisé par l’animal. À commencer par l’ensilage maïs, fourrage riche en amidon qui peut avoir des caractéristiques très variables. Comment se dégrade cet amidon dans le rumen ? Est-il lent, rapide, acidogène ? Pour mieux caractériser ce fourrage essentiel, Elvup propose...
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L’amidon est une source énergétique majeure dans l’alimentation des vaches laitières. Mais il n’est pas toujours bien valorisé par l’animal. À commencer par l’ensilage maïs, fourrage riche en amidon qui peut avoir des caractéristiques très variables. Comment se dégrade cet amidon dans le rumen ? Est-il lent, rapide, acidogène ? Pour mieux caractériser ce fourrage essentiel, Elvup propose, depuis 2016, la Rumen Amidon Dégradabilité, une analyse sur AgriNIR, qui combine deux critères : la dégradabilité théorique (DT6) de l’amidon dans le rumen et la vitesse de dégradation de cet amidon.

« La DT6 amidon peut varier de 60 à 90 % suivant les maïs. Cette mesure proposée par Elvup prend en compte l’âge du silo, l’éclatage des grains, le type d’amidon de la variété de maïs… Alors que l’équation Inra 2018 n’est qu’une estimation à partir de la matière sèche et de la teneur en amidon de l’échantillon. Mesurer ce critère permet de calculer­ les PDI sur des valeurs réelles. La vitesse de dégradation est aussi très variable d’un ensilage à l’autre : de 10 à 60 % de l’amidon est dégradé après quatre heures. À plus de 50 %, le risque d’acidose peut être important. À l’inverse, à moins de 30 %, avec un amidon lent, les bactéries du rumen manquent d’énergie », précise Olivier Raux, nutritionniste d’Elvup. La Rumen Amidon Dégradabilité contribue surtout à mieux adapter la complémentation énergétique de la ration (amidon lent, rapide, fibres) et à prévenir le risque d’acidose. « L’impact acidose permet de gagner 10 % sur la valorisation globale de la ration, c’est 10 €/1 000 l de marge supplémentaire. Ensuite, le choix de l’énergie complémentaire permet de remplacer le concentré de production par un aliment qui sera plus efficace et moins cher, comme le blé », précise Olivier Raux. Cette Rumen Amidon Dégradabilité s’effectue au pied du silo, sans préparation d’échantillon. Il est conseillé de réaliser cette analyse six fois par an pour suivre précisément l’évolution du silo de maïs. Son coût est de 14,90 € HT.

Éviter le gaspillage de la complémentation en maïs grain

En 2020, Elvup a proposé un nouveau service à ses adhérents : la mesure de la granulométrie du maïs grain afin de calculer la dégradabilité de son amidon dans le rumen (Innov’Space 2020). Car la valeur alimentaire de ce complément énergétique, souvent utilisé dans les rations, varie selon sa granulométrie. Le maïs grain est connu pour avoir un amidon à dégradation lente dans le rumen, à l’inverse du blé ou de l’orge. Il est donc par nature peu acidogène. Mais le risque est qu’il soit mal valorisé et gaspillé avec des pertes d’amidon dans les bouses. Plus un maïs grain sera ingéré fin, plus son amidon sera soluble dans le rumen. « Si la taille moyenne des particules est supérieure à 4,75 mm, 50 % du maïs grain ingéré sera perdu dans les bouses. Si elle est supérieure à 2 mm, la perte ne sera que de 15 %. L’objectif est que toutes les particules soient inférieures à 2 mm avec une tolérance de 20 %, en sachant que la taille moyenne doit être de 800 microns », explique Olivier Raux. La nouvelle analyse proposée par Elvup mesure la granulométrie moyenne de l’échantillon de maïs grain et son homogénéité.

« Un enjeu financier de 2 000 € par an pour un troupeau de 80 vaches »

Ces données permettent de calculer la dégradabilité théorique (DT6) de l’amidon mais également le niveau de pertes car l’amidon by-pass n’est pas valorisé en totalité s’il est trop grossier. « Les résultats montrent que la DT6 ruminale du maïs grain peut varier de moins de 40 % à plus de 60 %, soit des profils de digestion très différents et des pertes possibles importantes. Avant cette mesure, nous n’avions que la valeur des tables, soit une DT à 60 % pour tous les maïs grain. Aujourd’hui, avec le nouveau moteur de rationnement Inra 2018 Systali, qui intègre les valeurs DT amidon, nous gagnons en précision. Avec cette meilleure valorisation du maïs grain et la réduction des pertes, l’enjeu financier est de l’ordre de 2000 €/an pour un troupeau de 80 vaches. L’analyse de l’indice de fragmentation du grain et de la valeur DT amidon coûte 55 € HT », précise Olivier Raux.

Dominique Grémy
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