Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

Eurial laisse du mou à la CLCO pour des filières locales

réservé aux abonnés

 - -->
, explique Fabienne Lepy, présidente de la coopérative. © J.-M. Vocoret
La première phase de renégociation du contrat de la CLCO (Coopérative laitière de Côte-d’Or) avec Eurial Ultra Frais est bien engagée. Elle porte sur les volumes de lait qui continueront d’alimenter le site industriel de Jouy (Yonne) du groupe normand Agrial-Eurial.
Contenu réservé aux abonnés de L'éleveur laitier
pour vous connecter et poursuivre la lecture
19%

Vous avez parcouru 19% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant de 2 mois de découverte à L’éleveur laitier
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez la newsletter
  • > Recevez 2 numéros chez vous
J'en profite !

La première phase de renégociation du contrat de la CLCO (Coopérative laitière de Côte-d’Or) avec Eurial Ultra Frais est bien engagée. Elle porte sur les volumes de lait qui continueront d’alimenter le site industriel de Jouy (Yonne) du groupe normand Agrial-Eurial.

Ces volumes ont été réajustés à la production de la coopérative. De 48 Ml contractualisés il y a cinq ans, cette dernière était descendue à 40 Ml en 2018, avant de remonter à 42 Ml en 2020. « Nous devrions signer sur la base de 44 Ml, ce qui sécurise les cinq prochaines années, à partir de janvier 2022 », précise Fabienne Lepy, présidente de la CLCO.

Eurial a également reconduit la possibilité, tout aussi stratégique, pour la CLCO de bénéficier, à l’intérieur de ce volume, d’un volant de 3 Ml affectés au développement de filières locales avec d’autres transformateurs. Traduisez : si la CLCO approvisionne de nouvelles filières à hauteur de 3 Ml, et ne livre pas les 44 Ml du contrat, ce dernier ne sera pas remis en cause.

« S’inscrire dans cette possibilité de créer des filières locales porteuses de plus de valeur ajoutée et donc plus rémunératrices pour notre lait conventionnel est un levier essentiel pour maintenir une dynamique laitière chez nos adhérents et sur notre territoire », explique Fabienne Lepy. C’est déjà dans cet esprit que la CLCO avait commencé, à l’intérieur du contrat Eurial, le développement d’un yaourt C’est qui le patron ?!. « En 2020, ce créneau a permis à quatre exploitations de valoriser en moyenne 25 % de leur livraison mensuelle sur un prix de base de 390 €, soit un volume total de 700 000 l. En 2021, nous espérons y passer 1 Ml », précise la présidente.

3 Ml pour un projet Lait des sources de la Seine 

Tout l’enjeu aujourd’hui, dans le volant de 3 Ml renouvelé par Eurial, est pour la coopérative de concrétiser son projet, déjà ancien, d’un lait produit avec de la luzerne et sans aliment OGM. Conditionné en briques, il pourrait être vendu sous la marque Lait des sources de la Seine. Le nom a d’ailleurs été déposé à l’INPI il y a un an. La coopérative avait, dans le cadre du contrat État-Région, déposé un dossier de subventions pour un projet d’unité de conditionnement dimensionné au traitement de 3 à 4 Ml à Venarey-les-Laumes (Côte-d’Or), soit un investissement de l’ordre de 4 M€.

Mais c’est le projet de ligne de lait UHT de la laiterie Delin (aussi sur du lait local) que la Région a choisi d’accompagner. À défaut d’avoir son propre site, reste à la CLCO à trouver un transformateur pour conditionner son lait à façon… LSDH, peut-être ?

Jean-Michel Vocoret
Imprimer Envoyer par mail Commenter
En direct
Afficher toutes les actualités