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Brexit. Un démarrage sous le signe du Covid-19

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Douanes. C’était prévisible : les procédures douanières ralentissent les échanges avec le Royaume-Uni et créent des surcoûts.

Commerce. Des deux côtés de la Manche, les opérateurs tentent d’apprivoiser une nouvelle bureaucratie. Pour les exportateurs français, la pandémie pèse plus que le Brexit sur les échanges.

Signé le 24 décembre pour entrer en vigueur au 1er janvier, l’accord de libre-échange entre l’UE et le Royaume-Uni a été accueilli avec un grand soulagement, alors que beaucoup pensaient que le No Deal devenait inévitable. La filière laitière française, qui a vendu pour 600 M€ aux Britanniques en 2019, a retenu son souffle.
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Signé le 24 décembre pour entrer en vigueur au 1er janvier, l’accord de libre-échange entre l’UE et le Royaume-Uni a été accueilli avec un grand soulagement, alors que beaucoup pensaient que le No Deal devenait inévitable. La filière laitière française, qui a vendu pour 600 M€ aux Britanniques en 2019, a retenu son souffle.

Cet accord écarte les droits de douane tant redoutés. Mais le Royaume-Uni est désormais un pays tiers et cela implique de nombreux changements. Au quotidien, pour les exportateurs, le retour des déclarations en douane constitue la nouveauté la plus importante. Certes, ils sont habitués à manier ce type de formulaires, mais il semble que les fonctionnaires fassent preuve d’un certain excès de zèle pour montrer leur volonté d’appliquer les nouvelles règles. « Du fait de la proximité géographique, nous avions l’habitude d’une certaine souplesse dans notre logistique avec le Royaume-Uni. Les nouvelles procédures ajoutent de la rigidité, mais tout le monde va s’adapter », précise Yvan Borgne, directeur export PGC chez Laïta.

Les procédures entraînent surcoûts et perte de temps

À la coopérative Isigny Sainte-Mère, le directeur, Daniel Delahaye, se réjouit de retrouver enfin de la visibilité. Même si les frais de dédouanement vont fatalement renchérir les produits français, à l’heure où les Britanniques se montrent de plus en plus demandeurs d’une alimentation plus locale.

Certificats sanitaires en avril

Ces procédures devraient encore s’alourdir en avril, lorsque se mettront en place les certificats sanitaires. Les produits laitiers sont concernés. Sur ce plan, Jacques Klimczak, directeur commercial et marketing chez Maîtres Laitiers du Cotentin, constate déjà des changements, avec l’obligation d’utiliser des palettes ignifugées. Plus coûteuses, elles imposent en outre la mise en place d’une deuxième filière de consigne.

Néanmoins, les opérateurs estiment que le Brexit ne pénalisera pas leurs ventes, une fois que tous les intervenants seront rodés au nouveau système.

En revanche, tous soulignent l’impact potentiellement élevé de la crise sanitaire. Au Royaume-Uni comme chez d’autres partenaires commerciaux importants, telle l’Allemagne, la population est confinée, les écoles et restaurants fermés. Les achats se reportent sur les commerces alimentaires mais la compensation n’est pas totale. Et surtout, pour les exportateurs, les clients, les produits et leurs conditionnements ne sont pas identiques. Il n’est donc pas simple pour eux de se retourner.

Pascale Le Cann
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