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Les « Biolait » ouvrent leurs portes aux consommateurs

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A l’occasion des visites d’exploitation, programmées dans un premier temps dans les Pays de la Loire, un diagnostic de la biodiversité sera établi par un naturaliste de la LPO afin d’engager un dialogue avec le public.

Dans le cadre d’un partenariat avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), les adhérents Biolait organisent des visites d’exploitation pour communiquer autour de leurs pratiques en faveur de la biodiversité.

Transition sociétale ou écologique, responsabilités environnementales, défense de la biodiversité… difficile aujourd’hui pour les entreprises de faire l’impasse sur cette exigence de transparence et d’engagement en faveur de pratiques plus « vertueuses » pour la planète. D’autant plus dans un contexte d’agribasching et même lorsqu’on s’appelle Biolait, qui a pourtant déjà fait...
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Transition sociétale ou écologique, responsabilités environnementales, défense de la biodiversité… difficile aujourd’hui pour les entreprises de faire l’impasse sur cette exigence de transparence et d’engagement en faveur de pratiques plus « vertueuses » pour la planète. D’autant plus dans un contexte d’agribasching et même lorsqu’on s’appelle Biolait, qui a pourtant déjà fait le pas d’aller au-delà du cahier des charges de l’agriculture bio, à travers la maximisation du pâturage, ou une alimentation du troupeau laitier 100 % française. Ainsi, le premier collecteur de lait bio (30 %), fort de ses 1400 fermes dans 73 départements, soit plus de 100 000 ha de prairies sur tout le territoire, vient d’initier un partenariat avec la LPO, première association de protection de la nature en France avec 57000 adhérents revendiqués. « L’objectif est de sensibiliser le consommateur à des modes de productions favorables à la biodiversité et de l’amener à consommer davantage de produits bio », souligne Joachim Perrocheau, éleveur administrateur dans le Maine-et-Loire.

« La valorisation commerciale reste à imaginer »

Concrètement, les éleveurs Biolait, sur la base du volontariat, vont proposer et animer des visites de leur ferme à l’attention des consommateurs. A cette occasion, ils seront accompagnés par un naturaliste de la LPO avec lequel un état des lieux de la biodiversité aura été réalisé en amont : « Lors de ces visites, il s’agit d’engager le dialogue et de confronter nos points de vue afin d’une part, de montrer la réalité de nos pratiques d’élevage et, d’autre part, d’envisager des pistes d’amélioration », explique Christian Bastard, éleveur bio en Loire-Atlantique qui a déjà pu accueillir un groupe. A l’issue de la visite, un compte-rendu sera rédigé et transmis aux participants, dans une logique de suivi dans le temps.

Dans un premier temps, ce partenariat a été lancé le 1er novembre dans les Pays de la Loire, lieu du siège de Biolait, où trente visites sont programmées d’ici fin 2021. Il bénéficie d’un soutien financier de la Région à hauteur de 50 %, sur un coût total 126 000 €. Dans un second temps, il a vocation à se reproduire dans toutes les régions où Biolait est présent en s’adressant le plus largement possible aux consommateurs, aux écoles, aux entreprises, aux collectivités... Pour les éleveurs comme pour Biolait, il n’y a pas encore d’application directe à attendre en termes de valorisation économique ou commerciale de ce travail de terrain, indique son président Ludovic Billard : « C’est un objectif à plus long terme qui reste à imaginer dans le cadre du déploiement des diagnostics biodiversité des exploitations. Nous avons d’abord besoin de sensibiliser les citoyens dans les territoires. »

Jérôme Pezon
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