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Un éleveur laitier sur trois vit bien son métier

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Les producteurs en filière bio ou AOP, installés depuis moins de 10 ans en Gaec semblent mieux vivre le métier d’éleveur laitier. © Cédric Faimali/GFA

D’après le baromètre social de l’interprofession laitière (Cniel), qui mesure la progression des conditions de vie des producteurs de lait, seul un tiers d’entre eux estime bien vivre ce métier en 2020. L’acceptabilité est généralement meilleure chez les jeunes installés et dans les filières bio ou AOP.

Le baromètre social de l’interprofession laitière (Cniel), édité annuellement depuis deux ans, livre un bilan mi-figue mi-raisin. L’indicateur de synthèse relatif aux conditions de vie des éleveurs s’élève à 54,5/100 pour l’année 2020. Si un tiers des chefs d’exploitation consultés affiche une note supérieure à 60/100, associée à une bonne acceptabilité du...
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Le baromètre social de l’interprofession laitière (Cniel), édité annuellement depuis deux ans, livre un bilan mi-figue mi-raisin. L’indicateur de synthèse relatif aux conditions de vie des éleveurs s’élève à 54,5/100 pour l’année 2020. Si un tiers des chefs d’exploitation consultés affiche une note supérieure à 60/100, associée à une bonne acceptabilité du métier, un autre tiers ne dépasse par le score de 50/100. Mais alors, qu’est-ce qui pèche ?

Un brin de méthodologie. L’enquête du Cniel invite les éleveurs à noter, de 0 à 10 points, 15 items répartis en 5 axes : la reconnaissance, la sécurité économique, l’attachement au métier, la charge de travail et le soutien perçu. Un item bonus, sur la fierté d’exercer, est également proposé. 802 éleveurs possédant plus de 20 vaches laitières et livrant à une laiterie ont répondu à cette consultation, l’été dernier.

Un attachement fort au métier

La fierté d’exercer (7,9/10) et l’attachement au métier d’éleveur laitier (7,7/10) sont les deux items qui récoltent les meilleures moyennes. Le sentiment d’être soutenu par ses proches (6,9/10) et l’épanouissement personnel (6,8/10) suivent. Pour autant, « cela ne suffit pas pour encourager un proche à s’installer (4,8/10) », relève Noëlle Paolo, du Cniel.

Et pour le comprendre, il n’y a qu’à regarder les items les plus mal notés. Une réalité saute alors aux yeux : la charge de travail pénalise la profession. Rares sont les producteurs jugeant la charge de travail (3,9/10) ou la pénibilité (3,8/10) acceptables et le niveau de stress maîtrisé (4,3/10).

Un manque de reconnaissance

Un autre item active le signal d’alarme. Le sentiment de reconnaissance par les Français (4/10) peine les éleveurs, qui « se sentent mal aimés, sans cesse remis en cause dans leurs pratiques », insiste l’experte du Cniel,. Et de rappeler pourtant que 70 % des Français accordent leur confiance aux producteurs de lait. Bien heureusement, la reconnaissance par les pairs sauve la mise (5,6/10).

Concernant les items relatifs à l’attractivité économique du métier, « nous sommes à la moyenne, autour de 5/10 », précise Noëlle Paolo.

L’acceptabilité varie selon les profils

L’indicateur national d’acceptabilité, qui synthétise tout cela, est finalement évalué à 54,5/100 pour l’année 2020. Cet indicateur est supérieur pour les chefs d’exploitation en agriculture biologique (61,6/100) ou en AOP (57,8/100). Il est également meilleur chez les jeunes installés (60,6/100), les moins de 45 ans (57,7/100) ou encore les producteurs travaillant en Gaec (56,9/100).

L’ensemble des résultats précédemment évoqués confirment les enjeux gravitant autour du renouvellement des générations. Et il y a urgence, car un tiers des éleveurs consultés souhaitent réduire ou arrêter leur production laitière dans les cinq années à venir. « Le départ en retraite explique seulement la moitié de ces projections, indique Noëlle Paolo. Les critères relatifs à la vie privée pèsent de plus en plus. »

Alexandra Courty
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