Avec une nouvelle hausse de 10 € semaine 7, le prix du lait Spot se situe 150 € au-dessus du niveau de l’an dernier… Et 185 € de celui de 2020. Pour en acquérir, il fallait débourser 450 €/1000 l départ quai usine dans l’Ouest (voir notre observatoire). À ce niveau de prix, ce sont principalement les laiteries belges et allemandes qui achètent le peu de lait disponible. Avec une valorisation actuelle du beurre-poudre évaluée au niveau européen à 560 €/1000 l (pour du lait à 42/34) par Stonex, le business est intéressant pour eux pour fabriquer du beurre-poudre en faisant tourner leurs outils industriels. Et les cours semblent vouloir se maintenir puisque la Bourse allemande EEX qui gère ces commodités sur le marché à terme annonçait mi-février une tendance à la hausse avec, à six mois, une cotation à 568,6 €/1000 l (pour du lait à 42/34).

Une collecte française et allemande à -1,7 % semaine 4

Acheter du lait Spot est beaucoup moins intéressant pour les laiteries nationales avec la valorisation qu’elles en tirent sur le marché français des PGC. D’ailleurs, si elles sont de retour aux achats depuis deux semaines, ce serait plutôt « à reculons », à défaut de leur propre collecte pour assurer des contrats de livraison et éviter des pénalités des GMS.

Si le prix du lait Spot remonte et atteint des sommets, c’est toujours et encore à cause de la faiblesse de la collecte. Cela vaut pour la ferme France et Allemagne. Semaine 4, la dernière connue, elle pointait dans ces deux pays à -1,7 % de leur niveau de 2021. Et si elle a, cette semaine-là, gagné + 0,8 % en Allemagne, elle a été stable en France.

Jean-Michel Vocoret