Janvier n’est jamais un mois très dynamique sur le front de la consommation des PGC, et la demande des laiteries nationales est à l’avenant sur le marché du lait Spot. 2021 n’a visiblement pas dérogé à la règle. S’ajoutant à cela une collecte qui a un peu progressé, le prix du lait Spot a fléchi tout au long du mois de janvier, perdant encore 10 € semaine 4, pour se stabiliser à un niveau de 430 €/1 000 l, reconduit semaine 5 départ quai usine dans l’Ouest (www.eleveur-laitier.fr).

Le prix fléchit, mais reste à bien plus de 400 €

On atteint donc encore des niveaux records comparés aux années précédentes : 130 € de plus que l’an dernier à la même époque. Voyez-y l’effet d’une collecte qui se redresse, bien qu’elle reste en net retard par rapport à l’an dernier. En semaine 2, la dernière renseignée par FranceAgriMer, la ferme France pointait à - 1,5 % (- 2 % en Bretagne, - 1,7 % en Normandie, + 1,9 % dans les Pays de la Loire, - 3,4 % dans les Hauts-de-France, - 0,7 % dans le Grand Est, - 3 % en Bourgogne-Franche-Comté, - 2,5 % en Auvergne-Rhône-Alpes).

Il est en de même en Allemagne, premier pays laitier de l’UE, dont la collecte connaît un déficit de 2,3 % en semaine 2. Si le lait Spot se maintient à bien plus de 400 €, c’est le fait, à défaut d’une demande soutenue des laiteries de l’Hexagone, du retour d’acheteurs belges et allemands, demandeur d’un lait qui manque chez eux pour fabriquer des commodités. Au cours actuel du beurre-poudre, ils y trouvent un réel intérêt et font tourner leurs outils industriels.

Jean-Michel Vocoret