Depuis un mois, la conjoncture laitière n’a pas beaucoup évolué. Il y a toujours très peu de lait en Europe. Nous sommes au creux de la collecte et la dynamique de production apparaît très ralentie dans les principaux pays que sont la France, l’Allemagne ou les Pays-Bas. Ailleurs aussi dans le monde, la croissance est moindre du fait de la flambée des charges, et cela malgré un prix du lait bien orienté. Ainsi, les USA connaissent un ralentissement (de + 5 % en mai à + 1 % en août). La Nouvelle-Zélande­, qui est repartie en production après l’hiver austral, n’affiche pas une reprise très forte. Idem en Australie. À cette offre de lait réduite répond une demande de produits laitiers toujours importante. En Europe, la tension sur le beurre a fait bondir les cotations, car il se fabrique peu de beurre frais et les stocks sont au plus bas. Le cours Spot atteint 5 000 €/t… Du jamais vu plusieurs années. Les échanges sont donc limités. Le marché de la poudre de lait 0 % se caractérise aussi par une certaine pénurie. Les transformateurs ont tout vendu d’ici la fin de l’année et la cotation reste très ferme. Nous sommes à 650 €/t au-dessus du niveau de l’an dernier. Un prix qui commence à être très élevé pour certains acheteurs des pays tiers souhaitant se couvrir pour le premier trimestre 2022. La surchauffe mondiale sur les matières premières se retrouve aussi sur les produits laitiers.