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Pour donner de l’espace sur la ferme à ma fille, Susannah, et son mari, Adam, et aussi pour éviter que je devienne un manager planté derrière la fenêtre de la cuisine, j’ai commencé à travailler deux jours par semaine dans une école primaire. J’enseigne les sciences à des gamins de 10 ans. Cette école possède un laboratoire avec, entre autres, des becs Bunsen. Les enfants adorent découvrir des notions, comme l’évaporation ou la dissolution, en jouant avec le feu. Un groupe vient chaque semaine passer une demi-journée dans notre ferme (1). C’est moi qui organise les activités, en lien avec le programme. Pour la reproduction des mammifères, par exemple, les vaches sont un parfait exemple. Ils ont aussi manipulé la toison des brebis pour comprendre l’isolation. On a également fait du pain en partant des grains de blé. Les enfants voient comment on soigne nos animaux et découvrent la vie à la ferme. Les enseignants qui les accompagnent­ apprécient pareillement. Nos trois chiens sont devenus des stars.

Quoi de mieux que ces expériences positives pour contrer l’incessant discours des médias contre la viande et le lait ? Après deux ans d’immobilisme, Jane et moi prévoyons d’aller à Cork, en Irlande, pour le prochain congrès European Dairy Farmers. C’est la certitude de retrouver l’attitude positive de nos membres, avec de la pluie en prime ! Au printemps, les Auvergnats doivent se préparer à une invasion anglaise. Car c’est là que nous allons poursuivre notre découverte des fromages AOC français, avec un partenaire parfait­ : le vin rouge. »