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Danone : 67 Ml de lait à recaser dans le Sud-Ouest

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Investissement. Danone va investir plus de 43 M€ pour reconvertir son site laitier du Gers © D.R.
Le lait travaillé par Danone dans le Sud-Ouest, c’est fini. La nouvelle, tombée mi-novembre, a pris toute une région à froid. Il y a encore quelques mois, le privé travaillait avec son OP régionale, l’Organisation des producteurs Sud-Ouest laitier (l’OPSOL) sur l’agriculture régénératrice, le bien-être animal…
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Le lait travaillé par Danone dans le Sud-Ouest, c’est fini. La nouvelle, tombée mi-novembre, a pris toute une région à froid. Il y a encore quelques mois, le privé travaillait avec son OP régionale, l’Organisation des producteurs Sud-Ouest laitier (l’OPSOL) sur l’agriculture régénératrice, le bien-être animal…

Dossiers pliés avec l’annonce d’une reconversion totale du site industriel de Villecomtal-sur-Arros (Gers) vers des produits végétaux. Danone y programme l’arrêt de toute transformation laitière à la fin 2022, les premiers jus végétaux étant attendus sur le marché au début 2023. La rupture effective du contrat de collecte Danone laissera le bec dans l’eau 187 des 227 exploitations de l’OP livrant Villecomtal. Les 36 fermes du Lot, dont les 20 Ml passaient dans le concentrateur Danone de Lacapelle-Marival, avant de rejoindre le Gers, ne seraient pas touchées. Elles continueraient d’être collectées et leur lait d’approvisionner d’autres sites du privé. L’OPSOL croise les doigts pour qu’il en soit vraiment ainsi sur le long terme. Mais sans aucune certitude aujourd’hui.

187 exploitations sur 227 le bec dans l’eau

Reste la question du devenir des 187 exploitations « éparpillées » dans le sud du Sud-Ouest (Gers, Pays basque, sud de Toulouse) et de leurs 67 Ml. L’OPSOL, qui les fédère, dit « vouloir travailler à la recherche de nouvelles laiteries avec lesquelles [elle] entend négocier des contrats pour trouver une solution à toutes ».

Danone semble être sur la même ligne et prêt à œuvrer collectivement avec l’OP. Difficile d’ailleurs pour lui, s’il veut s’implanter là dans le végétal, de se mettre à dos la profession. Dans d’autres régions et circonstances, on l’a déjà vu mettre la main à la poche pour aider les exploitations à changer de laiteries ou à arrêter le lait. Sur le papier, la mission qui attend l’OP ne paraît pas impossible. Les leaders de l’industrie sont tous là (Sodiaal, Lactalis et Savencia), mais aussi quelques PME (Onetik, MLC…).

« Avec la déprise laitière, il y a, sur les régions, des sites en sous-production. Et nous avons un bassin de consommation important », se rassure Romain Gavoille, président de l’OP. Mais il sait aussi, pour certaines exploitations, le handicap de l’éloignement de ces sites industriels.

Jean-Michel Vocoret
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