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Cherche soja «non OGM» désespérément

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Les cotations du soja non OGM ont été suspendues à défaut de disponibilité de matières premières. (Photo Jean-Michel Nossant)

Les acteurs de la nutrition animale s’alarment, parlant d’un risque élevé de rupture totale des approvisionnements en soja non OGM… De surcroît, sur une durée difficile à apprécier.

La Coopération Agricole Nutrition Animale et le Snia (Syndicat national de l’industrie de la nutrition animale) tirent la sonnette d’alarme. Ils évoquent, ni plus ni moins, des risques à court terme de rupture d’approvisionnement en soja non OGM, remettant en cause les démarches des nombreuses filières non OGM qui ont fleuri dans l’Hexagone. Ils viennent d’adresser un courrier en ce sens aux interprofessions, dont le Cniel.
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La Coopération Agricole Nutrition Animale et le Snia (Syndicat national de l’industrie de la nutrition animale) tirent la sonnette d’alarme. Ils évoquent, ni plus ni moins, des risques à court terme de rupture d’approvisionnement en soja non OGM, remettant en cause les démarches des nombreuses filières non OGM qui ont fleuri dans l’Hexagone. Ils viennent d’adresser un courrier en ce sens aux interprofessions, dont le Cniel.

« Au-delà de la flambée des cours (la prime sur le tourteau de soja non OGM est passée de 85 €/t fin 2020 à 143 € au 1er avril, pour dépasser aujourd’hui les 280 € ) », LCA Nutrition animale et le Snia y expliquent que « depuis quelques jours, les cotations sont arrêtées par manque de disponibilité de matières premières ». Et la situation ne se limite pas à la France mais touche l’ensemble des pays européens qui ont développé des filières « garanties sans OGM ». Et d’avertir « que notre capacité à couvrir les besoins des filières françaises garanties sans OGM est aujourd’hui fortement compromise ».

Les surfaces en soja non OGM en recul au Brésil

Ces tensions sur les marchés mondiaux sont la conséquence directe d’un manque de disponibilité en soja non OGM. Ce dernier s’explique notamment par la très forte demande en soja standard de certains acteurs comme les Etats-Unis et la Chine qui offrent des prix élevés n’incitant pas les pays producteurs, comme le Brésil ou l’Inde, à développer leurs cultures de soja non OGM. « Au Brésil, les surfaces en soja non OGM ont fortement diminué sur cette campagne et les agriculteurs se sont orientés vers le soja OGM, offrant de meilleurs rendements. En Inde, des problèmes logistiques internes liés à la crise du Covid-19 entravent la capacité du pays à fournir de la matière première. Notez que cette situation touche également le soja « biologique » et met, là aussi, en péril notre capacité à nous approvisionner. »

Rupture possible des approvisionnements jusqu’en novembre

Pour les deux fédérations des acteurs français de la nutrition animale, « cette rupture des approvisionnements pourrait a minima durer jusqu’en novembre, sous réserve notamment des bons résultats de la prochaine récolte indienne. Au Brésil, la situation est plus tendue et dépendra de la capacité à inciter les producteurs à remettre en culture du soja non OGM ».

Sur les perspectives de substitution de ce tourteau non OGM par d’autres matières premières, sur lesquelles ils travaillent, LCA Nutrition animale et le Snia se montrent prudents, l’exercice ayant ses limites. « La qualité protéïque du tourteau de soja et les objectifs de performance des élevages le rendent difficilement substituable intégralement. » Du côté des approvisionnements français, ils notent aussi que « les réductions de surfaces en colza prévues sur cette campagne, inférieures de 11 % à la campagne précédente et présentant le plus bas niveau depuis 1997 viennent aggraver la situation en terme de disponibilité en matières riches en protéïnes non OGM ».

JMV
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