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Encore de nombreuses anomalies d’étiquetage

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Des manquements liés à l’étiquetage de la viande ont été constatés par la DGCCRF et ce, quel que soit le type d’établissement contrôlé. © A. Massiot

Dans un rapport publié le 6 août 2020, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) révèle un taux d’anomalies « de plus de 30 % » sur l’étiquetage et la traçabilité des produits. Ces résultats d’enquête, réalisés au cours de l’année 2018, concernent les viandes bovine, ovine, porcine et de volailles.

« Au cours de l’année 2018, les enquêteurs ont contrôlé 1 926 établissements et réalisé près de 2 150 actions de contrôle portant essentiellement sur l’étiquetage et la traçabilité des produits », indique la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), dans un rapport publié le 6 aoû...
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« Au cours de l’année 2018, les enquêteurs ont contrôlé 1 926 établissements et réalisé près de 2 150 actions de contrôle portant essentiellement sur l’étiquetage et la traçabilité des produits », indique la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), dans un rapport publié le 6 août 2020.

Toutes sortes de manquements ont été constatées et ce, quel que soit le type d’établissement contrôlé. « Les enquêteurs ont relevé des anomalies concernant l’origine nationale (des cas de « francisation » (1)), des allégations relatives aux races, des messages quant à l’origine régionale des animaux (2), et des signes de qualité utilisés de manière abusive », relate la DGCCRF.

À lire aussi : Restauration hors foyer, l’indication de l’origine obligatoire pour toutes les viandes (11/06/2020)

Affiches « approximatives voire trompeuses »

Dans les boucheries traditionnelles et les rayons boucherie des grandes et moyennes surfaces (GMS), « les enquêteurs ont constaté l’absence fréquente de la mention d’origine, notamment pour la viande de veau, souligne le rapport d’expertise. Dans la plupart des cas, dès lors que l’origine des animaux est française, les professionnels s’abstiennent d’indiquer l’origine de la viande ».

Dans les rayons libre-service, « de fréquents manquements ont été relevés » sur le potentiel de tendreté des viandes. Concernant les linéaires de la grande distribution, « il n’est pas rare de constater la présence d’affiches publicitaires promotionnelles approximatives, voire trompeuses », atteste la DGCCRF.

À lire aussi : : Bien-être animal, l’étiquetage des modes d’élevage à l’étude (28/07/20)

Les personnels en GMS pas suffisamment formés

En GMS, la répression des fraudes a constaté que le personnel n’était « pas toujours formé au logiciel de gestion de la traçabilité », propre à chaque enseigne. Les enquêteurs ont parfois relevé l’absence d’autocontrôles des procédures de traçabilité.

De même, les mentions d’étiquetage (numéro de lot, numéros d’agrément) et la cohérence des lots n’étaient pas vérifiées. Enfin, des erreurs de saisie lors de l’enregistrement des lots à l’arrivée ou au moment de l’emballage n’étaient pas détectées.

Au vu des manquements signalés, la DGCCRF rappelle que « les professionnels doivent être conscients des enjeux liés à la mise en place de procédures de traçabilité fiables dans leurs établissements. »

Grandes et moyennes surfaces, boucheries, grossistes, ateliers de découpe et de transformation, abattoirs, éleveurs pratiquant la vente directe, et restaurants seront de nouveau inspectés en 2020.

Lucie Pouchard

(1) La francisation consiste à faire croire que les produits sont d’origine française.

(2) L’indication des pays d’élevage et d’abattage des viandes ovines, caprines, porcines et de volaille est obligatoire depuis le 1er avril 2015 (règlement européen n°1337/2013)

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