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Un équilibre carcasse « difficile à trouver »

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Paul Rouche, directeur délégué de Culture Viande, et Mathieu Pecqueur, directeur général, ce mardi 17 septembre 2019 à Paris. © V. Guyot/GFA

Face à la progression continue de la consommation de produits élaborés au détriment de la viande piécée, « la revalorisation du haché est essentielle », estime Mathieu Pecqueur, directeur général de Culture Viande.

« En juillet 2019, pour la première fois de l’histoire, les produits élaborés (comprenant la viande hachée, NDLR) représentaient plus de 50 % de la consommation globale de viande bovine à domicile, selon le panel Kantar », rapporte Mathieu Pecqueur, directeur général de Culture Viande, lors d’une conférence de presse ce mardi 17 septembre 2019 à Paris.
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« En juillet 2019, pour la première fois de l’histoire, les produits élaborés (comprenant la viande hachée, NDLR) représentaient plus de 50 % de la consommation globale de viande bovine à domicile, selon le panel Kantar », rapporte Mathieu Pecqueur, directeur général de Culture Viande, lors d’une conférence de presse ce mardi 17 septembre 2019 à Paris.

Cette tendance est symptomatique des difficultés de valorisation des carcasses en abattoir. « Cela implique de produire davantage produits élaborés à partir d’un même animal. Des arrières sont donc utilisés, y compris issus d’animaux de race allaitante. On utilise parfois du faux-filet pour faire du hâché. »

« Pas assez de bouchers dans les magasins »

En viande brute aussi, la valorisation des carcasses s’avère périlleuse. Alors que la consommation à domicile s’est érodée de 2 % depuis le début de l’année 2019, « on assiste a une forte augmentation des viandes en catégorie l et en UVCI (unités de vente consommateur industrielles, c’est-à-dire les barquettes individuelles, NDLR), faute de professionnels en magasin pour accompagner les consommateurs », estime Mathieu Pecqueur.

Quant aux effets de la loi sur l’alimentation sur l’encadrement des promotions, les espoirs semblent douchés. « Tout est question d’interprétation, souligne Paul Rouche, directeur délégué de Culture Viande. On ne peut plus écrire trois paquets pour le prix de deux, mais on peut toujours utiliser les prix barrés ou l’appellation “offre spéciale”. La pression sur les prix reste une réalité. »

Sensibiliser la restauration

Au-delà des grandes et moyennes surfaces, le secteur de la restauration reste un débouché important pour la viande bovine française, sur lequel la concurrence des importations reste prégnante, avec près de deux tiers d’importations. « Nos principaux concurrents sont l’Irlande et la Pologne, indique Mathieu Pecqueur. La viande irlandaise est en moyenne 15 % moins chère que la viande française. »

Si l’indication de l’origine est obligatoire pour la viande de bœuf et de veau en restauration, « une sensibilisation des professionnels est nécessaire. Nous plaidons également pour l’étiquetage de l’origine sur les plats préparés, pour lesquels la viande française est également fortement concurrencée par nos voisins européens. »

V. Gu.

Le marché du cuir à la peine

Au-delà de la valorisation de la viande, « la dépréciation des cuirs pèse lourdement sur la rentabilité des entreprises », rapporte Mathieu Pecqueur, directeur général de culture viande.

Marché mondial engorgé

Depuis le début de l’année, les professionnels enregistrent un manque à gagner moyen de 40 € par cuir, « soit l’équivalent de 10 centimes du kilo de carcasse ». Ces difficultés s’expliqueraient par « un marché mondial engorgé, doublé d’un recul global de la demande, notamment dans le secteur automobile ».

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