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« La réorientation des flux commerciaux n’est pas si évidente »

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« Concernant les envois de broutards vers l’Italie et l’Espagne, les principales difficultés liées à l’épidémie ont été surmontées », indique Philippe Chotteau, de l’Idele, le jeudi 26 mars 2020. © Cédric Faimali/GFA

Dans le contexte de crise lié au coronavirus, les marchés de la viande bovine sont impactés. Alors que la consommation se tourne vers les enseignes de distribution, une partie des réformes laitières et des jeunes bovins laitiers pourraient manquer de débouchés, sauf à constituer des stocks.

La fermeture de la quasi-totalité de la restauration hors domicile (RHD) engendre des difficultés dans le secteur de la viande bovine. La redistribution des flux vers les grandes et moyennes surfaces (GMS) et la boucherie artisanale s’effectue progressivement, mais une partie des réformes laitières et des jeunes bovins (JB) laitiers pourraient manquer de débouchés.
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La fermeture de la quasi-totalité de la restauration hors domicile (RHD) engendre des difficultés dans le secteur de la viande bovine. La redistribution des flux vers les grandes et moyennes surfaces (GMS) et la boucherie artisanale s’effectue progressivement, mais une partie des réformes laitières et des jeunes bovins (JB) laitiers pourraient manquer de débouchés.

« À court terme, la mise en stocks sous forme congelée paraît être la seule alternative possible », indique Philippe Chotteau, responsable du département en charge de l’économie à l’Institut de l’élevage (Idele), lors d’un webinaire organisé le 26 mars 2020.

> À lire aussi : Consommation, le coronavirus réoriente-t-il les achats vers la viande française ? (18/03/2020)

Recul des cours européens en réformes laitières

« En 2019, les importations de viande bovine en France, principalement destinées au secteur de la RHD, représentaient 22 % de la consommation intérieure. De manière globale, la RHD explique 24 % de la consommation des ménages français, tandis qu’elle s’établit entre 20 et 30 % dans les pays voisins », explique Philippe Chotteau.

Le confinement généralisé, les contrôles aux frontières et le changement des flux commerciaux sont autant de paramètres venant directement perturber les échanges de viande bovine en Europe. L’Idele rapporte de forts ralentissements dans le trafic routier en provenance de l’Allemagne et de la Pologne, comme dans le trafic maritime pour les importations d’outre-Manche.

« Le cours de la vache O en Europe ne montrait pas d’évolutions particulières jusqu’en semaine 11 (du 9 au 15 mars). La semaine 12 prend par contre un tout autre tournant. Si la cotation française ne s’est pas dépréciée, la référence en Allemagne a chuté de 13 centimes, entraînant dans son sillage le cours de la vache R. La Pologne, qui exporte 85 % de sa production, est également très touchée. Le cours de la vache O chute de 16 centimes tandis que celui du JB laitier O se dégrade de 23 centimes en semaine 12 », renseigne l’expert de l’Idele. Quant à l’Irlande, un des grands fournisseurs en burgers pour l’enseigne McDonald’s en Europe, elle subit également cette crise de plein fouet.

La France « bien placée » pour l’exportation de jeunes bovins

Concernant le broutard français, les cotations se maintiennent, hormis pour les sujets charolais lourds où de légères baisses sont observées. Néanmoins, malgré quelques problèmes logistiques, les envois de broutards continuent. De plus, l’Idele prévoit des disponibilités saisonnières encore en baisse. « Les sorties de bovins mâles et femelles de 4 à 16 mois sont estimées en dessous des volumes exportés en 2018-2019 », note Philippe Chotteau.

> À lire aussi : Bovin maigre, des perspectives incertaines à l’exportation (19/03/2020)

De même, alors que les importations de viande en provenance de la Pologne et de l’Irlande en direction de l’Italie sont stoppés, les commandes des GMS et des bouchers pour la viande de JB et de génisses français se renforcent.

Ainsi, « les abattages de JB à viande sont en hausse de 6 % en semaine 11 et de 15 % en semaine 12, contre +1 % en moyenne sur les huit premières semaines de l’année », chiffre l’expert. Les déhanchés ne trouvent par contre toujours pas preneur, un souci pour l’équilibre de la carcasse.

Lucie Pouchard
Un point marché élargi au secteur laitier et aux petits ruminants

L’Idele a publié le 26 mars 2020, sa première note de conjoncture hebdomadaire sur les productions bovines, en lait et en viande. Pour accompagner ce lancement assez inédit, un « webinaire » sera également proposé chaque semaine.

« Nous allons tenter de systématiser ce rendez-vous hebdomadaire en lait et en viande jusquà ce que la crise [du coronavirus Covid-19] se termine. Un point d’information sur les filières caprine et ovine devrait aussi démarrer la semaine prochaine », prévoit Philippe Chotteau, le responsable du département Économie de l’Idele.

« Au-delà de nos indicateurs mensuels, nous avons à disposition des données qui nous permettent de proposer des points conjoncturels plus fréquents tels que les cotations et les données d’abattage en France et à l’étranger », poursuit Philippe Chotteau.

Autre donnée, cette fois-ci toute fraîche : celle des effectifs de bovins vifs exportés chaque semaine. « La direction générale de l’alimentation (DGAL) nous rapporte les flux à destination de l’Italie et de l’Espagne depuis cette semaine », ajoute Philippe Chotteau.

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