S'abonner
Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

La remontée du cours des vaches se poursuit

réservé aux abonnés

 -
Alors que la cotation de la vache R suit une tendance positive, le marché du jeune bovin continue à souffrir de retards d’abattages ©C.Faimali/GFA

La période de déconfinement semble profiter aux cotations des vaches allaitantes. Leur prix grimpe, pour s’établir au-dessus des niveaux de 2019. Les vaches laitières remontent aussi la pente, mais dans une moindre mesure. Du côté des jeunes bovins (JB), les retards de sorties restent de mise sur un marché encombré. En vif, les envois à destination des pays tiers affichent une belle reprise.

Tiré par un dynamisme de consommation, notamment en haché, « le marché des femelles allaitantes se porte bien », fait savoir Caroline Monniot, du département de l’économie de l’Institut de l’élevage (Idele), lors d’un webinaire le 9 juillet 2020. Bien que la part de viande importée progresse en restauration collective (+15 % sur un mois en mai dernier), les cours des femelles restent orienté...
Contenu réservé aux abonnés de L'éleveur laitier
pour vous connecter et poursuivre la lecture
14%

Vous avez parcouru 14% de l'article

Poursuivez la lecture de cet article
en profitant de 2 mois de découverte à L’éleveur laitier
(Offre sans engagement, réservée aux personnes non abonnées)
  • > Accédez à tous les articles
  • > Recevez la newsletter
  • > Recevez 2 numéros chez vous
J'en profite !

Tiré par un dynamisme de consommation, notamment en haché, « le marché des femelles allaitantes se porte bien », fait savoir Caroline Monniot, du département de l’économie de l’Institut de l’élevage (Idele), lors d’un webinaire le 9 juillet 2020. Bien que la part de viande importée progresse en restauration collective (+15 % sur un mois en mai dernier), les cours des femelles restent orientés à la hausse.

> À lire aussi : Viande bovine, les cours des vaches se redressent (15/06/2020)

Une tendance positive en allaitantes

En semaine 27 [du 29 juin au 5 juillet 2020], les cours de la vache U et de la vache R affichaient respectivement 4,52 €/kg (+3 % par rapport à 2019) et 4,01 €/kg (+5 %). « La cotation de la vache R n’avait plus atteint ce niveau depuis octobre 2015, précise Caroline Monniot. Les prix des réformes laitières O restent orientés à la hausse mais sont loin de retrouver leur niveau de 2019, à la même période. »

Cette progression des prix intervient alors même que les abattages sont en hausse. Selon les données hebdomadaires de Normabev, les abattages de vaches allaitantes étaient en augmentation de 2 % entre le 1er juin et le 5 juillet. Sur la même période, les abattages de vaches laitières enregistraient une hausse de 8 %. « Ce regain de disponibilités en réformes laitières pourrait expliquer la hausse limitée de leurs cotations », précise l’économiste de l’Idele.

Retards d’abattage en jeunes bovins

En jeune bovin, le marché n’est pas au beau fixe. En semaine 27, les cotations des JB U et R, établies à 3,83 €/kg et 3,67 €/kg respectivement, restent en deçà de 2 % des niveaux de 2019. Le cours du JB laitier de type O affichait 3,24 €/kg, soit +1 % sur un an. « Si les abattages, en lait comme en viande se montrent davantage soutenus, ils ne suffisent pas à rattraper les retards d’abattage accumulés pendant le confinement », note Caroline Monniot.

D’après les prévisions Modemo, « jusqu’en fin de semaine 27, le surstock en ferme s’élève à 15 700 têtes par rapport à ce qui aurait dû être abattu en France, rapporte l’experte. Ce différentiel de sortie traduit en moyenne 1,3 semaine de retard d’abattage. »

Le marché du maigre en demi-teinte

Malgré des stocks de mâles allaitants en baisse au 1er juin 2020, « les cotations des broutards n’ont pas profité d’une hausse saisonnière aussi marquée que l’an passé », relève Caroline Monniot. En semaine 27, le cours du mâle charolais U de 350 kg affichait 2,74 €/kg vif, soit un recul de 3 % par rapport à 2019. Celui du mâle charolais lourd de 450 kg, établi à 2,61 €/kg vif, perd 2 % en comparaison à l’année dernière.

« La cotation des femelles limousines destinées principalement au marché italien haut de gamme reste quasi stable. Néanmoins, la baisse des prix des femelles observée en Italie depuis le second semestre 2019 se ressent sur les cours des maigres », indique la spécialiste. La cotation de la charolaise U de 270 kg, à 2,56 €/kg vif, perd 10 centimes par rapport à 2019.

Du côté des exportations, les données de la dernière semaine de mai indiquent des signes de reprise. Les envois de mâles et femelles restent néanmoins inférieurs de 9 % par rapport à 2019. Après une très forte baisse, les exportations de bovins maigres à destination des pays tiers repartent. En mai, 7 000 broutards ont été exportés. 4 000 animaux sont partis en direction de l’Algérie, soit deux fois plus qu’en 2019 à la même période. Et alors que les envois avaient été nuls en 2019 et en 2018, 3 000 broutards ont rejoint l’Israël.

Lucie Pouchard
Imprimer Envoyer par mail Commenter
Commenter cet article 0 commentaires
En direct
Afficher toutes les actualités

Dans la même rubrique

Sélectionné pour vous

Sélection bovine des taureaux et des hommes

45€

Disponible

AJOUTER AU PANIER

Le vêlage : Complications du vêlage, maladies des nouveaux-nés et colostrum

29€

Indisponible

AJOUTER AU PANIER

Maladies parasitaires du mouton 4ème edition

29€

Disponible

AJOUTER AU PANIER